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23 juin 2013 7 23 /06 /juin /2013 17:47

 

 

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Brésil, assassinats des SDF pour préparer la Coupe du Monde 2014

Le journal El Pais a publié un article faisant froid dans le dos. (inséré après cet article)

A Rio de Janeiro, les sans-abris seraient assassinés pour nettoyer les rues à un an de la coupe du monde de football.

Un clochard dans les rue de São Paulo / Credit photo Charles Rassaert

Un clochard dans les rue de São Paulo / Credit photo Charles Rassaert

Le Foot déchaîne les passions c’est bien connu, mais la préparation de la coupe du monde au Brésil fait-elle perdre la tête aux autorités brésiliennes ? Le 4 avril dernier, j’avais déjà commenté les limites de la politique de « pacification » des favelas brésiliennes notamment à Rio. Cette fois-ci, la question est plus grave.

Les villes choisies par la Fifa sont particulièrement surveillées. Après qu’une politique de la terre ait été conduite, caractérisée par l’expulsion de force des amérindiens vivant près du stade mythique le  Maracaña ; le journal El Pais rapporte que les rues brésiliennes seraient nettoyées des sans-abris pour accueillir les touristes de demain… 

La recrudescence de ces meurtres, soulève la question du nettoyage social. En 2009, l’ONU a déjà mis en garde le Brésil sur ces possibles pratiques. Ces quinze derniers mois, 195 assassinats de sans-abris ont été répertoriés; le plus souvent, ils ont été brûlés. En 2011, les policiers ont déjà orchestré un véritable  «nettoyage humain» contre les sans-abri faisant 142 victimes. La Présidente Dilma Rousseff fraîchement élue à l’époque avait promis des mesures pour lutter contre ces meurtres… or, rien n’a sensiblement été fait.

 

Pourquoi ce nettoyage humain ?

Le Brésil entend ainsi probablement lutter contre son image de pays dangereux qu’on lui assimile facilement (À noter cette contradiction du pays tropical « ami de tout le monde » mais risqué). Il faut dire que le Brésil a une vieille tradition de violence, les homicides ont longtemps été considérés comme des conflits d’ordre privé.

Le développement du pays et l’attrait des grandes villes ont entraîné le grossissement des bidonvilles et les complications qui s’en suivent (augmentation du chômage, l’essor de la criminalité).

Enfant des rues au Brésil / quartier Liberdade São Paulo/ Crédit photo Charles Rassaert

Enfant des rues au Brésil / quartier Liberdade São Paulo/ Crédit photo Charles Rassaert

 

Selon l’Institut Brésilien de géographie et de statistique (IBGE), moins de 1,8 million de personnes vivent dans les rues et sur les places des villes, et moins de 25% des villes mettent en place des politiques adaptées pour ces personnes.

Pourtant, le taux d’homicide à Rio de Janeiro ou Sao Paulo est bien plus bas que Caracas au Venezuela, Washington aux Etats-Unis ou encore Récif au nord du Brésil qu’on passe facilement sous l’anonymat.

Le Brésil est le seul pays du monde où les deux corps de police (militaire et civile) peuvent enquêter dans une même affaire. Il y a ainsi une certaine rivalité entre les polices déjà gangrenées par la corruption. Certains états du Brésil (le Minas Gerais par exemple) accordent des primes aux hommes qui font preuve d’efficacité…

Le fond du problème ne vient-il pas de là ? Comment faire régner l’ordre et mener une politique sécuritaire stable dès lors qu’un habitant de Rio de Janeiro sur trois fait confiance à la police ?

 

http://torredibabel.com/2013/05/02/bresil-assassinats-des-sdf-pour-preparer-la-coupe-du-monde-2014/

 

Miedo en Brasil a una “limpieza” de los sin techo por la celebración del Mundial 6

http://internacional.elpais.com/internacional/2013/04/29/actualidad/1367188751_053079.html

En los últimos 15 meses han sido asesinados 195 vagabundos

La mayoría fueron quemados por personas anónimas

El Centro Nacional de Defensa de los Derechos Humanos, un organismo patrocinado por la Conferencia Episcopal de Brasil, se ha mostrado preocupado por una posible “limpieza social” de las personas sin techo, con motivo de la celebración del Mundial de Fútbol del próximo año.

Junto a esta asociación ha expuesto también sus temores al Gobierno, el Consejo Nacional de Procuradores Generales (CNPG). Representantes de ambos organismos se han encontrado ya con el ministro de la Secretaría General de la Presidencia, Gilberto Carvalho, para alertarle sobre sus temores. Se están observando especialmente las ciudades que acogerán los partidos de la Copa.

Las organizaciones temen que la llamada, “higienización” de los que viven en la calle por motivos diferentes, sea un eufemismo para dar mano suelta a los verdugos de las personas indefensas, invisibles para la sociedad, pero que podrían ser vistas por los millones de turistas que lleguen a Brasil el año que viene. Sin contar que el papa Francisco llega a Río dentro de tres meses y que estarán presentes en la capital carioca más de dos millones de personas con motivo de la Jornada Mundial de la Juventud.

En los últimos 15 meses han sido asesinados 195 vagabundos, la mayoría quemados por anónimos. El último de ellos es Jorge Affonso, de 49 años, asesinado este domingo en Jacupiranga, a 280 kilómetros de São Paulo.

A Goiânia, capital del estado de Goiás, a 200 kilómetros de Brasilia, ha sido enviada una comisión del Ministerio de Derechos Humanos para analizar los últimos 29 asesinatos de personas sin hogar.

Según datos oficiales del IBGE (Instituto Brasileño de Geografía y Estadística) existen en Brasil no menos de 1,8 millones de personas viviendo en calles y plazas de las ciudades, y menos del 25% de las ciudades tienen políticas para ellas.

Sólo en São Paulo se calcula que unas 15.000 personas no tienen casa, 5.000 más que hace diez años. A pesar de que en 2009, el Gobierno del entonces presidente Lula da Silva lanzó el programa de Política Nacional a favor de los vagabundos, las autoridades suelen cerrar los ojos ante esa cruda realidad.

Y sin embargo, para el sociólogo Mauricio Botrel, del Centro Nacional de Derechos Humanos, son imprescindibles las políticas locales a favor de estas personas para evitar una “limpieza social” llevada a cabo generalmente en la oscuridad de la noche y aplaudida en silencio por las personas de bien.

El fiscal general del Estado de Río Grande do Sul, Eduardo Veiga, presidente del Grupo Nacional de Derechos Humanos, ha afirmado que los Ministerios Públicos de los Estados están siendo orientados a fiscalizar la implantación de comités municipales a favor de los sin techo en todo el país.

Que los temores de obispos y fiscales no son infundados lo revela además el precedente de Rio, cuando reporteros del diario Folha de São Paulo descubrieron en 2009 a la alcaldía de Rio recogiendo a vagabundos deprisa y corriendo en el trayecto de la comitiva de la Comisión del Comité Olímpico (COI) responsable de elaborar un informe sobre la presencia del Mundial en la capital carioca.

María Cristina Bore, presidenta nacional de las Políticas de la Calle, ha afirmado que una operación de limpieza social de los sin techo “está en la pauta del día”, con motivo del Mundial.

  

 

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commentaires

Miche 16/06/2014 05:56

D'autres infos : http://chougenoucaillou.over-blog.com/article-etat-des-lieux-3-123825660.html
J'espère chère Cat que tu vas bien.
Amicalement

Cat 16/06/2014 07:04

merci Miche, je vais bien malgré ces infos détestables ! amicalement

les cafards 14/07/2013 19:41


rien de nouveau sous le soleil hélas !

Cat 14/07/2013 20:37



certes mais ce n'est pas une raison suffisante pour ne rien faire ! ceci dit je note que majoritairement chacun s'en fout ! en même temps vu l'état de déliquescence de notre pays, aller s'occuper
de la mort de SDF au Brésil, non mais allo quoi ...



Miche 29/06/2013 06:26


Comme tu le dis : "Après une politique de la terre..."