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11 janvier 2013 5 11 /01 /janvier /2013 17:04

 

 

 

Le temps n'est pas si intense, à ne former que des oublis et des vides, même en cadence.

 

Les mots s'entrecroisent, s'entrechoquent, pêle-mêle, dépareillés, sans rien dire réellement, qu'une répétition en écho, vague et informe.

 

Broyer le verbe, dans une frénésie de l'écrire, sans donner consistance aux événements qui se brouillent, s'accumulent dans une infinité de détails et qui pourtant exhalent, même échoués là sur le papier dans un écrit singulier, sans barrage, la perte essentielle.

 

Comme un ravage.

 

Se dire est toujours mentir, la vérité est définitivement variable et ne vaut que dans l'instant mais en outrepassant, il n'y a pourtant qu'une seule découverte à faire, sans doute une vérité une, celle qui, dans la solitude de son âme, au tréfonds, pose que nul ne peut jamais se découvrir !

 

Et là, à ce point précis, dépasser ce savoir qui n'est que non sens !

 

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Published by Cat - dans Psy
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commentaires

René Chabrière 23/03/2014 19:47



Recettes de mots aux fines verbes   







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La fricassée est en cours, la flamme lèche les contours, 
Par lente évaporation, 
Elle concentre les saveurs.
Orpailleur des mots,
Cuisinier des verbes,
Il s'agirait, en quelque sorte,
De distribuer ceux-ci comme un fin dosage d'épices...

Et les phrases qui naîtront, du saupoudrage de la pensée, 
Avant qu'elles n'occupent la mémoire sur le papier,
Laisseront leur couleur et leur goût,
Qu'enchante le savoir de la cuisson.

Une manière de vivre qui n'est pas parler,
Ou enfin, d'un parler différent,
Passant presque par le toucher,
Le frottement analogique,

Un sucré-salé, relevé d'un jus léger,
Que je reçois aussi par sa lecture,
S'il m'est communiqué,
Fragances et haleines subtiles,
La capacité de voyager
Dans la lueur des étoiles,  et
Le partage des esprits.


 


RC-  14 septembre 2013


 


-

Cat 23/03/2014 20:11



merci



gmc 12/01/2013 18:55


sry, j'ai oublié le dernier vers^^


 


"En apocalypses de soie"

gmc 12/01/2013 18:53


BOMBER


 


Laisse toi broyer par le verbe


Et ses pétales d'argent


Laisse toi caresser par sa langue


Quand elle délivre le venin


Dans ta bouche qui s'enhardit


Sur ses lèvres infinies


 


Laisse toi broyer par le verbe


Comme une poudre étincelante


La fée clochette au bout de la lame


Cimeterre que sculpte un poignet


Pour enfin écrire l'humain

hobo-lullaby 12/01/2013 11:02


Bonjour Cat


J'aime beaucoup ce texte. Bien sur la quète de la vérité est une affaire personnelle, mais j'aime bien cette façon de l'aborder. C'est un peu le mythe de Cassandre revisité, un peu comme si
Cassandre n'arrivait pas à croire elle même à ses prophèties. En lisant ce texte, je n'ai pu m'empêcher de penser à "La socièté des vagabonds" de Harry Martinson. Les vagabonds ne sont ni plus ni
moins en quète de vérité, et lorsque la réalité devient invraisemblable, cela les confortent dans leur errance. Voici l'extrait auquel je pense plus particulièrement :


"Bref : le monde est un archipel infini d’invraisemblances. Et il faut une lutte et un malaxage inouïs des mots pour que l’homme indifférent à tout, ancré dans son arrogance par sa
fallacieuse véracité froide et insensible, puisse prendre confiance. C’est pourquoi il faut toujours se garder des mots glacés, couchés sur le papier, récités par ceux qui se sont emparés des
trônes de vraisemblances officielles. Se garder de ceux qui falsifient l’objectivité omniprésente de la nature.


Sandemar aimait l’invraisemblable, c’est-à-dire la réalité telle qu’elle se présente le plus souvent, hors du monde où s’agitent les professionnels de la vraisemblance. Il préférait la
division dans le vrai à l’union mensongère autour des symboles chargés de tout exprimer - l’amour, la souffrance, qui n’expriment en réalité que le mensonge sur soi-même, la fausse vérité.


C’est pour cela que Sandemar faisait le tour du monde à pied."


 


Sinon, j'aime bien le rythme de ton texte, et j'aime bien l'idée de "broyer le verbe", n'est-ce pas la aussi le rôle et tout l'art de la poèsie ?


 


Beau samedi


Bises


Serge

Cat 12/01/2013 11:09



merveilleux commentaire que le tien et bel exemple que et extrait que tu cites .. Lacan disait "Je dis toujours la vérité : pas toute, parce que toute la dire, on n'y arrive pas .. les mots y
manquent .. c'est même par cet impossible que la vérité tient au réel." Le sujet (l'individu si on préfère quoique je préfère utiliser le "sujet" est barré par le langage, il s'y aliène et perd
quelque chose de fondamental de sa vérité. Tout ce que nous pourrions en dire ne sera donc que mensonge évidemment .. 



cafardages 12/01/2013 10:30


broyer le verbe ? mais que restera t-il ?

Cat 12/01/2013 10:40



le silence ?