Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
8 avril 2013 1 08 /04 /avril /2013 15:03

 

 

Tout est à dire,

Tout est à réécrire

 

Peut-être!

 

Nous sommes tant cernés par les concepts,

les grandes théories,

Entre paranoïa et maniaco-dépression

Où chacun avance, dans sa bulle

Parlant aux murs

Soliloquant en somme !

 

Rien n'en émerge

A part cette orgie de jouissance,

Dans l'excès du tout

Un pousse à jouir

Un ravage !

 

Le désir, c'est autre chose,

Une construction pas à pas

sur un manque réel !

Le désir ce n'est pas du semblant !

 

Dans ce désir, la colère peut faire et avoir sens

Quant elle se coltine avec de la signifiance

C'est une colère de raison !

 

Non pas de l'aveugle,

Mais du responsable

Du motivé !

 

Une révolte saine

En somme

Sans se tromper de cible !

 

Ne pas céder sur ce désir là

C'est ne pas vivre par procuration,

En payer le prix

En supporter le risque.


Et ne jamais perdre ni le goût

Ni l'étonnement !

 

Et surtout

"Refuser d'apprendre à avoir froid" !

 

 

 

wordle02-feb.-14-20.55-copie-1.jpg

 

 

 



Partager cet article

Repost 0

commentaires

Sans importance 10/12/2015 07:55

Encore des mots visibles et invisibles, des mots qui chuchotent et qui crient... qui "me parle" et me touche, tout simplement...

Non, nous ne désirons pas "vivre par procuration"... mais nous le faisons parfois...

Pourquoi?
Sans doute parce que courage nous fait défaut, ou que trop à terre et plus de désirs d'oser, de tenter, d'espérer car obscurité est trop lourde, trop présente...

Que faire alors?...
Accepter l'inacceptable, accepter les chutes, accepter ce "tout" faisant somme toute partie de la vie telle qu'elle est, telle qu'on la reçoit, telle qu'elle nous afflige, parce qu'il me semble qu'il n'est que ceci pouvant nous aider à grandir un peu, à essayer de "nous faire devenir", à tenter que nos esprits deviennent aptes à "penser/réfléchir/analyser"...

L'être humain est complexe, paradoxal, il ne cesse de se poser questions, de violenter ses pensées, ses émotions, ses ressentis mais il est plus fort qu'il ne le croit, qu'il ne le pense lorsqu'il accepte l'inacceptable à ses yeux...

Il me semble aussi que telle en une rose, il est des épines de tout partout... et que l'on ne peut rien y faire, que sans doute "tout" a une raison, raison que nous ignorons, mais que c'est ainsi...

Vivre "par procuration" est sans doute poursuivre respirations.... et en ce qui me concerne, ceci ne m'est étranger...

Bonne journée Cat... et merci pour ces mots...

Cat 10/12/2015 08:21

Il est un dialogue fort intéressant dans le dernier Malaterra dit par le capitaine Rotman (Simon Abkarian), je résume en gros "le pire on se le prend en pleine gueule, on a beau s'y préparer .. la vérité est monstrueuse, quand on cherche la vérité on abîme les choses, les choses qui nous paraissaient belles, ceux qu'on aimait .. la vérité se regarde bien en face, les yeux grands ouverts, la vie ensuite n'est plus jamais la même mais c'est la nôtre" .. Vivre par procuration est se voiler la face et c'est un choix dangereux à mon avis ! l'inacceptable n'a pas de place ailleurs qu'en soi, même s'il est difficile de l'avaler d'autant que nous ne le comprenons pas toujours cet inacceptable, est-il compréhensible d'ailleurs ou simplement partie intégrante de l'individu dans cette part d'ombre dont il ignore tout dans la majorité des cas ? oui il y a des épines partout, il y a aussi des roses, c'est dans ce paradoxe que nous avancerons le mieux il me semble ! L'acceptation n'est pas la résignation, mais elle a nécessairement un coût, le coût du courage à se le coltiner

Miche 09/04/2013 17:00


Oui, si nous voulons ne pas vivre par procuration, il nous faut tenter encore et
encore de signifier par nos propres moyens, quelqu’ils soient.


Le faire tout en sachant que l’essentiel n’est pas signifiable. Le faire dans cet
étonnement dont tu parles.


C’est peut être ça, que tu appelles le désir.


Je t'embrasse Cat.



Cat 09/04/2013 17:34



Voilà le faire dans un étonnement constant tout en sachant que l'essentiel en effet n'est pas signifiable même si signifiant ! Je t'embrasse Miche, merci de ta visite