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1 janvier 2015 4 01 /01 /janvier /2015 07:53
2014 est morte, vive 2015

Cultivons l'optimisme

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27 décembre 2014 6 27 /12 /décembre /2014 19:36

« Le coût de la lâcheté est bien supérieur à celui du courage »

Le libre penser n'est pas figé, arrêté, définitif .. la pensée unique est tout ça !

De même que le courage n'est pas la témérité ni l'absence de peur, ce n'est pas non plus une idée vague. Le courage est une révolte contre un danger, qu'il soit individuel ou plus vastement collectif, c'est une pensée de justice, justice qui ne saurait s'enfermer au risque de devenir totalitaire, c'est aussi une neutralité quand les circonstances le nécessitent. Le courage est un audacieux culot qui ne vaut rien quand il est seul. Il n'a en effet de valeur que quand il représente une éthique collective, je parle ici d'un courage sociétal, politique même, citoyen en tous cas.

Le courage relève de la raison, d'une réelle rigueur intime, et est nécessairement détaché (même si motivé au départ par un sentiment qui rend le courage actif) de l'émotionnel. Mais le tout rationnel est dangereux, tombant bien souvent dans la technicité et la science pures au risque de se noyer dans des opinions infondées. Si le courage et la recherche de vérité sont intimement liés, il n'en demeure pas moins que cette dernière n'est pas si facile d'accès, à plus fortes raisons quand elle bouscule cruellement nos croyances ; dans ce cas l'honnêteté doit être notre sœur intime. N'est-il pas dit dans la sagesse populaire que « seul l'idiot ne change pas d'avis » ?. Le plus grand danger est toujours et encore la pensée intime totalitaire, qui se fixe, se rigidifie.

Il n'y a pas de courage sans bon sens, ce qui rejoint ce qui vient d'être dit ! Le bon sens pour autant n'est pas toujours ce qui arrange nos petites affaires, celles avec lesquelles nous composons intérieurement, ces petites lâchetés personnelles avec lesquelles nous composons, bousculer son confort intime n'a rien d'agréable, lâcher ses certitudes non plus. Le courage ne sait pas se dissocier de la raison, mais il faut aussi que le ventre soit agité par le désir, raison et cœur vont donc ensemble mais l'un ne prend pas le pas sur l'autre. Il y a dans le courage, cette envie de dignité, ce désir qui nous empêche de ployer un genou et de baisser la tête, la fierté n'est pas une tare quand elle se met au service de la vérité aussi difficile qu'elle soit.

Nous sommes pourtant dans une époque de valeurs molles, dans le sens où les dites valeurs ne mènent à rien, ni créativité, ni inventivité, ni solution. Ces mêmes valeurs qui hurlent au scandale à la moindre petite défaillance souvent sans intérêt ! Au fond ces valeurs là permettent a minima de ne pas s'engager dans ce qui fait la force du courage : la grandeur ! C'est en ce sens que nous perdons notre autonomie, notre souveraineté, regardant passivement bien que râlant ce qui nous est servi tant par les médias écrits que télévisuels. Nous avalons des opinions, des idées, des paroles sans nous préoccuper du fond, donc de cette vérité qui nécessairement nous égratignerait si nous ne nous laissions berner par toutes ces distractions. Et puis une information en chasse une autre, à peine digérée, une autre la remplace sans que nous ayons eu le temps de discriminer ou plus précisément sans que nous ayons eu l'envie de le faire. Par le fait nous donnons de la puissance aux dérives de cette société et actons les actions politiques posées. Il n'y a pas de monde sans l'humain, il n'y a pas un autre éternellement responsable, nous sommes définitivement acteurs et de fait complices de ce que nous haïssons le plus.

« J’ai perdu le courage comme on égare ses lunettes. Aussi stupidement. Aussi anodinement. Perdu de façon absolue, si totale, et pourtant si incompréhensible. (…) L’apprentissage de la mort, est-ce celui du courage ? Savoir qu’il va falloir tenir alors que rien ne tient. Est-ce cela la vie ? La vie digne ? Comment apprendre le courage ? Comment reprendre courage ? Comment nourrir le courage pour qu’il ne vous quitte plus ? J’ai perdu courage alors même que je voyais la société dans laquelle je vivais être sans courage. J’ai glissé avec elle. Glissé en elle. Me mêlant chaque jour à cette négociation du non-courage. Là, il n’y a pas d’eau. Seulement la corrosion. C’est Naples et ses ordures. Nous vivons dans des sociétés irréductibles et sans force. Des sociétés mafieuses et démocratiques où le courage n’est plus enseigné. Mais qu’est-ce que l’humanité sans le courage ? (...) Je crois que sans rite d’initiation les démocraties résisteront mal. Je vois bien qu’il faut sortir du découragement et que la société ne m’y aidera pas. Comment faire ? Qui pour me baptiser et m’initier au courage ? Qui pour m’extraire du mirage du découragement ? Car il me reste un brin d’éducation pour savoir que cela n’est qu’un mirage. Qu’il n’y a pas de découragement. Que le courage est là ; comme le ciel est à portée du regard. »

Cynthia Fleury, , La fin du courage, publié en 2010 chez Fayard.

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17 décembre 2014 3 17 /12 /décembre /2014 15:49

J'avançais la main, osais un pas puis me retirais avec une inhabitable tristesse *craignant de l'effrayer, ou pire qu'il ne comprenne pas

Finalement le gris des jours m'allait bien, je m'y lovais, dans un silence qui se dit à qui sait entendre.

Décidément, vivre est risqué !

Il faut border ses émotions, niveler ses sentiments, rester énigmatique. Laisser l'absence faire son œuvre, dans les jours qui se comptent et qui s'épuisent.

Éviter les mots inutiles, laisser croire au glacial, c'est une fuite bien sûr, l'orgueil de celle qui ne veut pas se brûler, un possible refuge à la déception ! Le rêve a ceci de merveilleux qu'il nous dépasse d'une beauté qui hante, hors réel.

Là, j'étais seule, précaire, fragile

Dans le repli de la nuit

Libre

Je me tais

Dans ce temps qui enroule

La vastitude des mots qu'on ne prononce pas.

Ne m'en veux pas, je ne sais te dire,

Parler est insuffisant

Les mots sont naïfs

Parfois banals,

le désir ne s'énonce pas

Je reviendrai .. en murmure. J'avancerai la main, oserai un pas sans me retirer.

Attends ..

* Peter Huchel

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14 octobre 2014 2 14 /10 /octobre /2014 11:22

 

 

 

 

Mes textes sont, paraît-il, tristes ... Marrant car je n'aurais pas employé ce mot ! Certes, je conçois bien que la lucidité ne soit pas forcément quelque chose d'agréable, à plus fortes raisons quand on la met en scène par écrit et qui plus est sur un blog qui a pour visée potentielle d'être lu .. vraiment lu, ce qui au demeurant est assez rare ! En tous cas, le bonheur m'a toujours paru suspect, dans un monde tourmenté où la vie n'est pas, et c'est le moins que l'on puisse dire, en permanence réjouissante, loin s'en faut, les instants de sérénité sont forcément rares. Comme le monde des bisounours, le tout merveilleux et les ptits zoziaux bien que chantant, me hérissent sacrément le poil, j'ai une nette tendance à dire les choses non pas telles qu'on voudrait qu'elles soient mais telles qu'elles sont, c'est-à-dire globalement chiantes !

 

La vie n'est pas un long fleuve tranquille, que ceux qui le pensent et le vivent surtout me jettent la première pierre. Je n'ai ceci dit rien contre les gens heureux mais le bonheur à toutes heures me paraît assez étrange, tout autant d'ailleurs que le bonheur soudain, comme si toute la merde était effacée d'un coup de balai chiottes ... Sans compter ce bonheur dégoulinant que certains sans pudeur vous foutent à la gueule, comme pour vous convaincre qu'il existe .. En tous cas, le tout lisse, tout beau en permanence doit quand même au bout d'un moment ne plus être très excitant! 

 

Donc je ne me tape pas le cul par terre de joie tous les 4 matins et j'ai globalement plus d'emmerdes et de frustration que de joies débordantes !

 

’ Lire la suite: http://www.greatsong.net/PAROLES-GRAND-CORPS-MALADE,JE-DORS-SUR-MES-2-OREILLES,102341187.html
J’ai constaté que la douleur était une bonne source d’inspiration Et que les zones d’ombre du passé montrent au stylo la direction La colère et la galère sont des sentiments productifs Qui donnent des thèmes puissants, quoi qu’un peu trop répétitifs A croire qu’il est plus facile de livrer nos peines et nos cris Et qu’en un battement de cils un texte triste est écrit On se laisse aller sur le papier et on emploie trop de métaphores Pourtant je t’ai déjà dit que tout ce qui ne nous tue pas nous rend plus forts C’est pour ça qu’aujourd’hui j’ai décidé de changer de thème D’embrasser le premier connard venu pour lui dire je t’aime Des lyrics pleins de vie avec des rimes pleines d’envie Je vois, je veux, je vis, je vais, je viens, je suis ravi C’est peut-être une texte trop candide mais il est plein de sincérité Je l’ai écrit avec une copine, elle s’appelle Sérénité Toi tu dis que la vie est dure et au fond de moi je pense pareil Mais je garde les idées pures et je dors sur mes 2 oreilles Evidemment on marche sur un fil, chaque destin est bancal Et l’existence est fragile comme une vertèbre cervicale On t’a pas vraiment menti, c’est vrai que parfois tu vas saigner Mais dans chaque putain de vie, y’a tellement de choses à gagner J’aime entendre, raconter, j’aime montrer et j’aime voir J’aime apprendre, partager, tant qu’y a de l’échange y’a de l’espoir J’aime les gens, j’aime le vent, c’est comme ça je joue pas un rôle J’ai envie, j’ai chaud, j’ai soif, j’ai hâte, j’ai faim et j’ai la gaule J’espère que tu me suis, dans ce que je dis y’a rien de tendancieux Quand je ferme les yeux, c’est pour mieux ouvrir les cieux C’est pas une religion, c’est juste un état d’esprit Y’a tellement de choses à faire et ça maintenant je l’ai compris Chaque petit moment banal, je suis capable d’en profiter Dans la vie j’ai tellement de kifs que je pourrai pas tous les citer Moi en été je me sens vivre, mais en hiver c’est pareil J’ai tout le temps l’œil du tigre, et je dors sur mes 2 oreilles je me sens pas le plus chanceux mais c'est pas moi le plus à plaindre Et j’ai compris les règles du jeu, ma vie c’est moi qui vais la peindre Alors je vais y mettre le feu en ajoutant plein de couleurs Moi quand je regarde par la fenêtre je vois que le béton est en fleur J’ai envie d’être au cœur de la ville et envie d’être au bord de la mer De voir le delta du Nil et j’ai envie d’embrasser ma mère J’ai envie d’être avec les miens et j’ai envie de faire des rencontres J’ai les moyens de me sentir bien et ça maintenant je m’en rends compte Je voulais pas écrire un texte « petite maison dans la prairie » Mais j’étais de bonne humeur et même mon stylo m’a souri Et puis je me suis demandé si j’avais le droit de pas être rebelle D’écrire un texte de slam pour affirmer que la vie est belle Si tu me chambres je m’en bats les reins, parfois je me sens inattaquable Parce que je suis vraiment serein et je suis pas prêt de péter un câble La vie c’est gratuit je vais me resservir et tu devrais faire pareil Moi je me couche avec le sourire et je dors sur mes 2 oreilles La vie c’est gratuit je vais me resservir et ce sera toujours pareil Moi je me couche avec le sourire et je dors sur mes 2 oreilles Lire la suite: http://www.greatsong.net/PAROLES-GRAND-CORPS-MALADE,JE-DORS-SUR-MES-2-OREILLES,102341187.html

M'enfin, je suis debout quand même et plus que certains d'ailleurs, et au milieu d'un fatras parfois sacrément pesant, je continue sans me noyer ni dans l'alcool ni dans la came ni dans un réel désespoir ou encore dans le tout baigne yallaaaaaaa !

 

Moi j'ai pas de phrases clé en main pour effacer le malheur, ni comme l'écrit Grand Corps malade, la capacité d'embrasser le premier connard venu pour faire éclater à la face du monde cette grande joie qui soudainement me transporterait.

 

La vie c'est marcher sur un fil au dessus du vide, qu'on le veuille ou non et c'est même pas une question de bonne ou de mauvaise étoile, c'est comme ça ! il n'y a pas de justice de naissance, il n'y a pas d'égalité des chances !

 

Mesurer le bancal de son existence, c'est au moins faire face les jours de grande tourmente, sans vraiment tomber, sans vraiment sombrer .. ça s'appelle avancer quand même en n'oubliant jamais que le pire peut-être là, à frapper à chaque instant.

 

Je veux bien croire que le bonheur se construit, mais chacun a sa notion de ce qu'il doit être. Etre réaliste c'est une façon de goûter une forme de bonheur, ne jamais se laisser avoir, et kiffer quand même la vie, et puis admettre aussi que sa propre vie ne vaut pas forcément grand chose mais que quand même rien ne vaut la vie !

 

Puis j'ai pas envie d'expliquer, ce que j'écris est un reflet de moi-même, un tout petit reflet car aucun individu tient entier au creux de quelques mots, c'est bien plus complexe ... Certes, je pourrais sans doute trouver les mots pour expliquer pourquoi telle écriture plutôt qu'une autre, aller chercher des souvenirs à la con, mais pour quoi faire, il n'y a pas d'attentes là dedans, de rien ni de personne, et c'est bien là la force, et une liberté totale...

 

Les textes, faut les lire vraiment, les sentir, rentrer dedans sans rien en faire de plus .. Les prendre comme ils sont ou pas .. s'en imprégner oui mais sans identification .. Aucune vie ne ressemble à une autre, chacun se traîne ses hivers, les miens sont parfois glacials ! Mais j'ai aussi de beaux printemps !

 

Et comme dit Ferré, "Le désespoir est une forme supérieure de la critique"  ou encore "La lucidité se tient dans mon froc" !  

 

Voilà où se trouve ce que d'aucuns appellent tristesse et que moi je nomme lucidité sans concession avec certes une pointe de désillusion  .. dans mon froc !

 

 

 

 

 

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Illustration Mickael Parkes

http://www.piersidegallery.com/artists/parkes/

 

 

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14 octobre 2014 2 14 /10 /octobre /2014 03:54

 

C'était mieux Avant* ...

 

Cet 'Avant' n'est pas dans un temps défini, il se détermine dans une mémoire qui n'en a pas ou alors de manière très relative. Les souvenirs sont toujours des fictions, des utopies évitant de nous engager non pas dans un hier mirifique mais dans un présent lucide.

 

'Avant' est une fuite, une fuite en 'avant' de laquelle rien n'émerge. Acte manqué par excellence à l'instar d'un présent qui, quant à lui, relèverait d'un acte réussi. C'est un leurre qui raconte une vie, dans sa non vérité, un souvenir dont la mémoire se joue, le fantasme écran d'un réel impossible à se remémorer.

 

Si les mots sont toujours au coeur de l'espérance, 'Avant' n'y échappe pas et pourtant c'est un mot stoppé, frappé d'impuissance.

 

'Avant' :  la 5ème saison, l'arrière pays, insituable, une uchronie !

 

Le temps n'a pas d'existence, le temps ne passe jamais, nous humains passons en coupant ce "temps" en tranches, en 'Avant'.

 

La mémoire aime à censurer, elle retient ceci -un 'Avant' dans ce qu'il aurait d'éminemment agréable- plutôt que cela dans son insupportable nudité.

C'est une quête sans fin que cet 'avant', le point d'origine ne peut jamais être atteint.

 

L'oubli est une chance, 'Avant' dans ce cas devient un oubli de la mémoire, un vide de mémoire, vide dans lequel alors tout peut se créer, de l'incisif, de l'inédit, de l'incivilité, du magique ...

 

'Avant' est mort et maintenant ? 

 

 

 

 

* AVANT de JB Pontalis

 

 

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l'image est un clin d'oeil ... car il y eut un "Avant" .. dont chacun se souviendra quoique .. la mémoire parfois .. 

 

 

 

 

 

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22 septembre 2014 1 22 /09 /septembre /2014 06:46

Le mépris consiste à "tenir pour rien" un individu quelconque, qui très précisément et parce que le mépris s'exerce, n'est pas rien.

Il y a donc de fait méprise à mépriser ! Les 2 se rejoignent puisque le mépris relève d'une position mensongère en refusant de considérer que ce rien est plutôt quelque chose. La position est donc paradoxale bien que ce mépris donne toutefois à son auteur une légitimité d'existence et une conscience d'être en refusant à un autre (quel que soit l'autre) le mérite d'être dans la même sphère.

Le mépris porte en lui aussi cet orgueil d'une définition du bien et du mal, en somme le méprisant devient un Dieu ayant droit de définir ce qui est honorable ou ne l'est pas, sans d'ailleurs même se préoccuper de ses propres tares. Descartes enseigne ainsi que "la passion du mépris est une inclination qu'a l'âme à considérer la bassesse ou la petitesse de ce qu'elle méprise ". Au fond il s'agit là d'une problématique purement représentative, ce qui n'exclut pas la légitimité de l'action méprisable.

Ainsi mépriser publiquement un autre peut assurément poser problème au méprisé, à plus fortes raisons si l'accusation se fait à tort, plus complexe est de mépriser publiquement et par écrit par exemple un politicien qui n'accordera probablement aucune importance à celui qui tente de se hisser, par le côté honorable de ce qu'il considère comme tel, à sa hauteur .. Car mépriser consiste à se mettre à la hauteur, quand bien même elle se trouve à un niveau de bassesse évident. Le méprisant cache toujours en son sein l'idée d'une vertu, la sienne, et démontre le "spectacle intérieur de l'examen de conscience" (Kant - Critique de la Raison pratique).

En réalité, le mépris n'a aucune portée dès lors qu'il se contente d'être sans une action concrète qui, dans le cas du politique, consisterait à faire changer la donne.

Dans le cas d'un mépris lambda, celui de la critique ordinaire qui parfois ne s'appuie que sur la rumeur souvent infondée tant l'application dans ce monde est de dénaturer un autre pour servir un narcissisme défectueux, le silence voire l'indifférence pour le méprisé est la seule alternative et sans aucun doute la meilleure.

Bref, agiter sa plume pour se sentir exister ou se croire existant est en vérité la preuve d'une méprise qui s'ignore et les politiciens véreux n'en ont que faire !

*texte librement inspiré ​de 2 études (philosophique et psychanalytique

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6 septembre 2014 6 06 /09 /septembre /2014 17:25

 

 

C'est sûr, chacun marche sur un fil 

Gros comme un chas d'aiguille

Titubant, plus ou moins bancal.

Certains restent en calle !

 

La vie, on t'dit qu'il y a tout à y gagner

Même si tu dois en saigner

 

J'écoute, y compris le banal

A 2 balles

Qui t'cerne

Les jours ternes

 

Faut s'faire des kifs

Et pas d'l'approximatif !

Non, des vrais, des grands, du bon

D'la vraie émotion !

 

Le plus souvent, faut pas se mentir,

Tu t'sens vomir

Ces nuits comme des tombes

Ces jours comme des ombres

 

Alors t'attends la chaleur

T'espères une lueur

 

Puis t'écris parce que ça lave l'impasse,

ça dégage l'espace,

Un peu

Pour pas rester hors jeu

 

Tu t'dis des fois qu'c'est rude,

T'en perds la certitude,

 

Tu t'crois vieux à t'faire des histoires

A vouloir croire en l'espoir.

 

Y'en a pas, faut pas déconner

et faut arrêter de tourner 

 

C'est un état d'esprit,

Un moment sans répit

Lucide

Mais c'est toi qui décide !

 

Moi j'regarde le monde,

S'agiter .. Parfois immonde

 

Lui ne me voit pas

Moi je ne l'entends pas

 

Le monde et moi nous sommes séparés

Il y a des années !

Un jour de lassitude,

J'ai refusé la servitude !

 

Faut pas s'entortiller les neurones,

La liberté te fait pas l'aumône

 

Faut aller la chercher,

La provoquer,

 

La chahuter,

La ruminer.

 

Et quand elle se pointe

Dans une étreinte

Savoir l'embrasser

Et payer ...

 

Cash !

 

 

 

 

 

 

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27 août 2014 3 27 /08 /août /2014 08:05

 

 

Dans ce temps qui s'enroule sur lui-même, tu cours et tu chutes mille fois, impétueux.

Tu dis vouloir inventer d'autres mots, un monde exalté, passionné et bousculer l'indifférence, ouvrir le ciel. Puis violer le flou ou bien la mort, ou bien les deux.

Tu parles de l'espoir comme d'une tragédie*, celui qui fait attendre ce qui n'arrive jamais, un conte de fées pour bien pensance.

Tes jours brûlent, tes nuits construisent des chaos de pensées.

Tu hurles qu'il ne faut pas faire semblant et toujours se risquer à gueuler. Jurer comme un charretier s'il le faut, pour se faire entendre, se secouer et bousculer. Dire les guerres et les colères, casser l'immobile et les habitudes, là où la mort veille.

Qu'importe le style mais gueuler toujours.

Tu décortiques les peurs, celles qui dévorent, qui paralysent, celles que l'on fuit comme des amours tarés pour se terrer et oublier ses lâchetés.

Tu penses qu'il vaut mieux se perdre en combattant que de crever de trouille en restant au bord de la vie, même si vainement.

Tu parles pourtant de la liberté comme d'un leurre, même si tu marches le poing levé au milieu des fanfares des imbéciles*, sans dieu ni maître !

 

 

 

 

 

 

* Shalom Auslander

* Ferré

 

 
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23 août 2014 6 23 /08 /août /2014 17:56

 

Certains soirs, hagards

Une brume légère voile la nuit,

L'air se fait poussière,

La terre s'exhile.

Un silence, comme une mort,

Tumulte le vent.

Le risque est à prendre,

De se méprendre

Dans cette absence

Aveugle

 

Il est des soirs, l'ennui gagne

Dans l'obscurité fatiguée

Comme une mélopée

Mélancolique

A se jouer de l'éternité.

Aux nuits sans espoirs,

La nostalgie poisse,

A tituber d'angoisse.

 

Il est des nuits

Comme des profondeurs,

d'Abîme

Aux heures noires des errances.

Des peurs au ventre

Comme des gangrènes

Entre deux naufrages,

Entre deux fracas

Entre deux vertiges.

 

Dans ces nuits noires

Où nous ne sommes ni là,

ni même d'ailleurs

A se faire tituber

Comme une ivresse

Usés et fourbus

A nous éteindre le coeur.

 

Il est de ces nuits

Qu'on jette par dessus l'épaule,

Comme des oripeaux,

Pour ne plus être triste,

Pour ne pas même être beau

Mais s'en foutre.

Le néant n'est pas si terrible

Et ne rien graver n'est pas si grave

Les rivières continuent leur périple.

 

Et ces nuits qui nous disent

Le hasard de nos vies

Comme des futilités cyniques,

Là où s'arrêtent nos cris.

Où tout se détache

Sans que rien ne se retienne,

Sans que nous ne puissions rien saisir !

 

Il est des nuits

Où tout n'est qu'ombre

Chaotique !

 

 



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17 juillet 2014 4 17 /07 /juillet /2014 14:56
la haine

Faire la paix avec la haine, comme s'il était possible que la haine soit raisonnable dans ce qu'elle a de vouée à l'Autre, cet éternel ennemi ! La haine est même plus insidieuse encore par le fait qu'en réalité elle ne concerne que soi, voilà pourquoi elle ne se nourrit que d'elle-même, en secret dans les bas fonds de la bien pensance voire de la bienséance, elle prend parfois des traits humanistes. La haine peut se soumettre, donner l'apparence d'une certaine humilité, elle semble donner le change et l'impression d'être vaincue, ce n'est qu'un leurre pour mieux se réveiller plus virulente encore, La haine peut reculer, jamais elle ne s'excuse. La haine est comme un feu sous la braise, elle semble éteinte mais la moindre étincelle la fait rejaillir plus puissante encore, comme ragaillardie !

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