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6 septembre 2014 6 06 /09 /septembre /2014 17:25

 

 

C'est sûr, chacun marche sur un fil 

Gros comme un chas d'aiguille

Titubant, plus ou moins bancal.

Certains restent en calle !

 

La vie, on t'dit qu'il y a tout à y gagner

Même si tu dois en saigner

 

J'écoute, y compris le banal

A 2 balles

Qui t'cerne

Les jours ternes

 

Faut s'faire des kifs

Et pas d'l'approximatif !

Non, des vrais, des grands, du bon

D'la vraie émotion !

 

Le plus souvent, faut pas se mentir,

Tu t'sens vomir

Ces nuits comme des tombes

Ces jours comme des ombres

 

Alors t'attends la chaleur

T'espères une lueur

 

Puis t'écris parce que ça lave l'impasse,

ça dégage l'espace,

Un peu

Pour pas rester hors jeu

 

Tu t'dis des fois qu'c'est rude,

T'en perds la certitude,

 

Tu t'crois vieux à t'faire des histoires

A vouloir croire en l'espoir.

 

Y'en a pas, faut pas déconner

et faut arrêter de tourner 

 

C'est un état d'esprit,

Un moment sans répit

Lucide

Mais c'est toi qui décide !

 

Moi j'regarde le monde,

S'agiter .. Parfois immonde

 

Lui ne me voit pas

Moi je ne l'entends pas

 

Le monde et moi nous sommes séparés

Il y a des années !

Un jour de lassitude,

J'ai refusé la servitude !

 

Faut pas s'entortiller les neurones,

La liberté te fait pas l'aumône

 

Faut aller la chercher,

La provoquer,

 

La chahuter,

La ruminer.

 

Et quand elle se pointe

Dans une étreinte

Savoir l'embrasser

Et payer ...

 

Cash !

 

 

 

 

 

 

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27 août 2014 3 27 /08 /août /2014 08:05

 

 

Dans ce temps qui s'enroule sur lui-même, tu cours et tu chutes mille fois, impétueux.

Tu dis vouloir inventer d'autres mots, un monde exalté, passionné et bousculer l'indifférence, ouvrir le ciel. Puis violer le flou ou bien la mort, ou bien les deux.

Tu parles de l'espoir comme d'une tragédie*, celui qui fait attendre ce qui n'arrive jamais, un conte de fées pour bien pensance.

Tes jours brûlent, tes nuits construisent des chaos de pensées.

Tu hurles qu'il ne faut pas faire semblant et toujours se risquer à gueuler. Jurer comme un charretier s'il le faut, pour se faire entendre, se secouer et bousculer. Dire les guerres et les colères, casser l'immobile et les habitudes, là où la mort veille.

Qu'importe le style mais gueuler toujours.

Tu décortiques les peurs, celles qui dévorent, qui paralysent, celles que l'on fuit comme des amours tarés pour se terrer et oublier ses lâchetés.

Tu penses qu'il vaut mieux se perdre en combattant que de crever de trouille en restant au bord de la vie, même si vainement.

Tu parles pourtant de la liberté comme d'un leurre, même si tu marches le poing levé au milieu des fanfares des imbéciles*, sans dieu ni maître !

 

 

 

 

 

 

* Shalom Auslander

* Ferré

 

 
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23 août 2014 6 23 /08 /août /2014 17:56

 

Certains soirs, hagards

Une brume légère voile la nuit,

L'air se fait poussière,

La terre s'exhile.

Un silence, comme une mort,

Tumulte le vent.

Le risque est à prendre,

De se méprendre

Dans cette absence

Aveugle

 

Il est des soirs, l'ennui gagne

Dans l'obscurité fatiguée

Comme une mélopée

Mélancolique

A se jouer de l'éternité.

Aux nuits sans espoirs,

La nostalgie poisse,

A tituber d'angoisse.

 

Il est des nuits

Comme des profondeurs,

d'Abîme

Aux heures noires des errances.

Des peurs au ventre

Comme des gangrènes

Entre deux naufrages,

Entre deux fracas

Entre deux vertiges.

 

Dans ces nuits noires

Où nous ne sommes ni là,

ni même d'ailleurs

A se faire tituber

Comme une ivresse

Usés et fourbus

A nous éteindre le coeur.

 

Il est de ces nuits

Qu'on jette par dessus l'épaule,

Comme des oripeaux,

Pour ne plus être triste,

Pour ne pas même être beau

Mais s'en foutre.

Le néant n'est pas si terrible

Et ne rien graver n'est pas si grave

Les rivières continuent leur périple.

 

Et ces nuits qui nous disent

Le hasard de nos vies

Comme des futilités cyniques,

Là où s'arrêtent nos cris.

Où tout se détache

Sans que rien ne se retienne,

Sans que nous ne puissions rien saisir !

 

Il est des nuits

Où tout n'est qu'ombre

Chaotique !

 

 



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17 juillet 2014 4 17 /07 /juillet /2014 14:56
la haine

Faire la paix avec la haine, comme s'il était possible que la haine soit raisonnable dans ce qu'elle a de vouée à l'Autre, cet éternel ennemi ! La haine est même plus insidieuse encore par le fait qu'en réalité elle ne concerne que soi, voilà pourquoi elle ne se nourrit que d'elle-même, en secret dans les bas fonds de la bien pensance voire de la bienséance, elle prend parfois des traits humanistes. La haine peut se soumettre, donner l'apparence d'une certaine humilité, elle semble donner le change et l'impression d'être vaincue, ce n'est qu'un leurre pour mieux se réveiller plus virulente encore, La haine peut reculer, jamais elle ne s'excuse. La haine est comme un feu sous la braise, elle semble éteinte mais la moindre étincelle la fait rejaillir plus puissante encore, comme ragaillardie !

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16 juillet 2014 3 16 /07 /juillet /2014 16:22

Dans ses yeux, une urgence au bord du gouffre

Et pour moi, la folle envie de lui dire des mots crus,

Ceux qui gueulent, écorchent

Du beau polluant, du gore, du puant

Pour que ça hurle un bon coup

Et étirer le lugubre jusqu'à la rupture

Sans édulcorer

Et puis jouir des larmes et de la cassure du silence.

Il n'a pas bronché

Le désespoir est paraît-il muet

Le nombriliste est lâche !

Pourtant, à le regarder, je me laissais envahir,

La misère même narcissique atteint

Je n'ai pas cédé,

J'attendais de la pudeur,

Du Particulier,

Et du rire, celui qui dit quelque chose

Même du n'importe quoi

De l'incroyable dans l'humour !

Et puis j'aime la tristesse discrète

Pas celle qui colle aux basques,

La vraie, celle qui se laisse juste entrevoir

A celui qui veut voir,

Celle qui joue la comédie,

Pour donner le change !

La pleurnicherie m'emmerde

Je lui ai dit, sans détour,

Comme une tarte qui claque !

Il m'a tourné le dos,

Je m'en fous !

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4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 18:13

 

 

Mathilde aimerait dormir, plusieurs jours, plusieurs nuits .. d'affilée ! histoire de voir si le retour à la réalité recèlerait quelques sensations agréables .. Mathilde n'aime plus le monde, elle ne l'a d'ailleurs jamais aimé mais dans cette soif d'amour qu'elle porte et ce qu'elle génère d'attente hystérique aussi, elle crut longtemps être transparente alors qu'en réalité, c'est elle qui était absente ! Puis progressivement la question s'est posée autrement, à partir d'elle et non dans le désir de l'Autre quel que soit l'autre ! Aujourd'hui elle se retire, doucement mais sûrement, parler lui est pénible, Mathilde n'a aucun bonheur à se dire à quiconque si ce n'est pour trouver des solutions, clé en main .. bavasser lui a toujours été pénible mais elle s'y pliait, persuadée que la parole de l'autre avait nécessairement une valeur et plus encore que cet autre lui apprendrait ce qu'elle ne savait pas d'elle ! Illusion suprême dont on revient, un jour, au creux d'un divan !

 

Mathilde est là à laisser filer les heures, puis les jours, plus d'obstacle ne la sépare d'elle-même, pas même quelques obligations à part celles qu'elle veut bien encore se créer, dans une tentative de ne pas disparaître totalement, pas encore ..

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16 mars 2014 7 16 /03 /mars /2014 08:34

 

 

 

La mémoire, le rempart au mal de l'autre,


Au mal à l'autre

 

Ni pourquoi ni comment,

Quelle importance.

 

Il n'y a que de l'intime, une trace hors parole, là au creux du ventre,

 

Un lieu où tout est, à jamais

 

Un lieu de force,

Un lieu entre néant et vie.

 

Au milieu de tous, oui

Mais seul

 

Face à l'écrit qui dialogue

 

La nuit !


 

Rien ne s'accomplit, tout s'enchaîne

 

Dans le secret,

 

Dans la violence

 

Dans le cri des mots

 

Nulle part au fond que dans un silence sauvage.

 

Les brisures, les blessures sont des luttes,

 

Ni vides ni pleines,

 

Juste là posées

 

Eclatantes,

 

Dans le tragique de l'humanité.

 

L'écrit ne cicatrise rien, il exacerbe,

 

Pour ne rien oublier

 

Non pas par une jouissance de cendres,

 

Non, juste pour acérer

 

L'assourdissant

 

Sans prière

 

Au milieu du manque,

 

Empli de mots

 

Tapis dans l'ombre.

 

Ce n'est pas, non ce n'est pas un désespoir,

 

Ce n'est pas non plus de l'innocence,

 

C'est une hantise,

 

Luttant contre l'oubli

 

Quand il se fait tard,

 

Dans le bruissement des mots !

 

 

 


 

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6 février 2014 4 06 /02 /février /2014 09:59

 

 

 

Nous vivons une époque majestueuse, cernés que nous sommes par la bêtise qui pense comme dirait Luchini, rien de pire pour choper effectivement de bonnes crises d'urticaire .. !

 

Je lis par ci par là au hasard des événements, la mise en forme de l'arrogance de ceux qui croient détenir la science infuse et n'hésitent pas à le proclamer, à se demander pourquoi ils se défendent tant d'être simplement médiocres !

 

Entre bons sentiments et mauvais, ma foi, il n'y a qu'un infime pas, un infime espace, au final c'est du pareil au même, la même sombre crétinerie en action !

 

Le pire est encore ces dégueulis d'éternels redresseurs de torts qui oublient que leur paillasson est maculé de merde et sursoient au passage d'y donner un petit coup de balai ! Ceux-là vous la baillent belle, vous laissent tout pantois devant autant de suffisance !

 

Je me suis toujours interrogée sur ce que cache ces parades infantiles, toutes en joutes verbales qui d'ailleurs n'apportent rien, juste une impression de néantisation, un vide ! Quelle peut-être la raison de la parade agressive, par exemple, qui déglingue sans expliquer si ce n'est justement de bâillonner celui qui serait tenté légitimement d'interroger ? J'y sens bien une espèce de jubilation évidemment, un trop plein de jouissance béate, hystérie et doxa réunies, en tous cas sans doute la soif abyssale d'exister !

 

Exister, voilà donc bien la formule, être quelque chose plutôt que rien ou pas grand chose, au fond pour ce faire il suffit de choisir son camp, l'ordurier ou le pseudo bien-pensant et de lalanguer pour éviter de communiquer ..

 

Le pompeux est un âne burlesque, une mouche du coche qui m'insupporte, un cabotin !

 

Il y a dans ce paysage de la bêtise grandiloquente quelque chose de si profondément apathique qu'on pourrait être tenté d'en rire ..

 

Mais voilà le rire ne sait guère s'arranger du tragique !

 

 

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31 décembre 2013 2 31 /12 /décembre /2013 06:54

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L'année 2014 sera miraculeuse, tout semble le laisser croire, d'ailleurs pour ceux qui écouteront celui que l'on nomme Président, il s'agit de garder optimisme à défaut de raison gardée !

Nous avons un Président empathique (sabre en avant tout de même) et ceux qui souffrent lui en sont nécessairement reconnaissants et puis l'empathie a cela de magique qu'elle permet d'annoncer sans le dire vraiment que le coup de pied au cul va continuer à être donné et même plus vastement encore, car le cadeau n'a nulle raison de ne pas être partagé par le plus grand nombre.

Ce qui est rassurant ce sont néanmoins ces petites phrases, pleines de bonnes intentions que le bon président ne manquera sans doute pas de nous servir lors de son allocutation apparemment peu atendue. Les mêmes effets généreront donc les mêmes résultats à savoir le merdier et 2014 en verra apparemment l'apothéose, apothéose ne voulant pas dire fin.

Ceci posé, il va s'agir de se débrouiller avec ça pour tenter de conserver le moral dans un pays normal dirigé par un président normal, sachant que comme son nom l'indique le fond a un fond et qu'une fois touché, il est invariable qu'il faille remonter .. Certes, le temps d'émergence n'est pas précisé mais c'est un détail.

Raison pour laquelle je ne modifierai pas grand chose à mon texte de 2013 sur le même sujet et ne rajouterai pas à l'hypocrisie ambiante qui consiste à souhaiter des vœux pieux qui d'ailleurs forcément jamais ne se réalisent. Je laisse à d'autres les "bonnetheureuseannéeeeeeee" et ce qui va avec.

De fait 2014 sera sans doute pire que 2013, le bordel ambiant continuera à enfler à peu près à la même cadence que les banques continueront à s'enrichir tout en appelant le bon peuple via l’État à les renflouer : ah ces crises qui durent et perdurent et n'arrangent toujours que les mêmes !

En conséquence :

- Le chômage bat son plein turlututu chapeau pointu mais il suffit de tendre la main pour inverser la tendance 

- les retraités comme les pauvres pensent que tôt ou tard on finira par les parquer loin des regards de la bien pensance ambiante qui a si peur de sa propre honte,

- les travailleurs, enfin ceux qui auront encore du taf, travailleront toujours moins pour de moins en moins,

- les exilés fiscaux continueront à se barrer, pas folles les guêpes,

- les assistés sociaux à se faire huer, ces fainéants non mais des fois,

- l'UMP à couler, le PS à se putafier 

- la délinquance à s'expanser, les Kalash à siffler 

- les flics à se suicider

- et les restos du cœur à plonger.

Et oui en politique, rares sont les miracles, les hommes changent, les discours et les résultats restent les mêmes et ça fait 40 ans qu'on nous sert la même chose et que sans rechigner, nous replongeons ! Trop fort !

Sinon, la délation battra son plein, la quenelle nous promet des jours meilleurs, les insignes de soldats qu'on envoie dans les bourbiers feront parler les torchonneux et les bien pensants .. Et puis heureusement qu'il y a quelques exactions, ça permet de dégraisser le mammouth, tout ceci servi par des médias attentionnés craignant que nous nous ennuyassions et surtout qu'il faut quand même garder présente cette chape permanente de plomb qui fait la sinistrose généralisée. Moins on a le moral, plus on a peur, moins on bouge, c'est bien connu mais heureusement Facebook nous permet notre petite révolution virtuelle et  permanente sur les murs.

Je n'oublie pas au passage les petits veinards qui eux échapperont à ce grand merdome, ceux-là même qui en 2013 nous ont entubés avec une grande délectation et qui, en 2014, continueront à le faire. Il serait d'ailleurs bien dommage de leur gâcher le plaisir mais qu'ils se rassurent, cela n'arrivera pas, la révolution nécessite que des couilles poussent là où elles devraient pourtant être. Les marchés financiers ont battu des records, ce qui ne laisse rien présager de bon à part une bonne grosse crise bancaire que possiblement nos bons traders nous serviront à Noël prochain..  

2014 s'annonce par conséquent plus pourrie encore que les précédentes, les dindes, chapons, huîtres etc. en auront encore payé un large tribut sans compter sans doute ceux qui se seront vautrés en bagnole à force de s'être souhaité, à coup de mauvais alcool -au delà d'un certain nombre de grammes l'alcool est mauvais-, une bonne et heureuse année dont ils ne verront pas la couleur même grisâtre.

Bref, sinon nous allons cuver tranquilles et pendant quelques jours, diétant à coup de soupes de légumes dépuratives et d'aspirine, se jurant qu'on ne nous y reprendra plus pour recommencer avec la même motivation délectable à la fin de l'année. La vie est donc décidément un éternel recommencement d'abrutissements nauséeux.

Au delà de tout ce cirque, une pensée à ceux pour qui demain sera pire qu'hier, à ceux pour qui les nuits sont froides, très froides sous les ponts même en cet hiver printanier, à ceux qui ont si peu d'espoir que souhaiter une belle année relèverait d'une honteuse outrecuidance.

Ne croyez surtout pas que je veuille du mal à qui que ce soit mais n'étant pas la bonne fée clochette ou la lutine des bisounours, vous souhaiter une mauvaise ou une bonne année n'aura absolument aucune incidence sur vous.

 

Allez sur ce bonne bourre à tous et vivement l'année prochaine qu'on remette ça !

 

 

 

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17 novembre 2013 7 17 /11 /novembre /2013 15:29

 

 

Inutile est l'amour même sublime,

Quant tu t'en joues sans même en jouir

A touche coeur pour le souffrir !

 

Le ciel ne s'ouvre pas pour celui qui ne chemine que de nuit,

Brisé, l'oeil vrillé à l'intérieur.

Et dans cet ébranlement entre passé et présent,

les fondations sont instables, minées

Rien ne peut s'y construire qui ne s'engloutisse déjà !

 

Terrible est cette mort dans son absurdité !

 

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