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28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 23:00


Il s’disait …

Il s’disait que c’était dingue c’qu’il entassait dans ses poches,
Un kleenex même pas propre,
D’la tune, pas la fortune,
Un ticket de métro, souvenir de Paname
Loin déjà tous ces souvenirs
Paname et les potes là bas,
Vague à l’âme
Puis au fin fond
enfoui, délavé, passé mille fois à la machine
Au moins
Un p’tit bout de post-it, froissé, à peine lisible
Et dessus un numéro de portable
Sans nom, chelou mais
sûrement important
sinon il l’aurait largué, sûr
Prise de tête pour savoir qui,
Appeler peut être
Un soir au hasard
Vers 18h quand tout est calme
Et puis non finalement
Il pense que le rêve est sûrement plus cool que la vraie réalité
Alors il l’a remis à sa place pour un énième lavage à venir,
Illisible il deviendra tôt ou tard
Il s’disait que c’était dingue c’qu’il entassait dans ses poches
Mais ce p’tit bout de papier
Resté là enfoui dans son jean
C'était un morceau de rêve !

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8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 08:34

 

 

J'aime bien l'idée d'un au-revoir sans retour, un genre "je ne rentrerai pas ce soir, ni demain, ni même plus tard".

L'absent a décidément toujours raison contrairement à la croyance populaire, en tous cas il ne demande l'avis de personne, il part voilà tout, une sorte de lien avec son désir et c'est là précisément que la chose se situe.

Se dissoudre donc, non pas mourir, pas encore, juste disparaître un matin ou un soir, se fondre dans la masse informe de l'absence. Il y a là une jouissance, comme une délivrance.

Pourtant, partir ne veut pas dire oublier ! Comme dirait l'autre, son balluchon il n'y a rien à faire on se le trimballe où qu'on aille mais quand même, lâcher ce qui n'excite plus, un lieu, des gens pour un ailleurs où sans doute l'herbe ne sera pas plus verte, mais enfin qu'en sait-on ?

Il y a de la folie dans ces départs, certainement, mais ne serait-ce pas fou de rester quand même, d'insister, là où rien ne peut se construire, là où en réalité on est déjà plus  ...

Mais enfin se rencontre-t-on ailleurs ? la question se pose bien sûr, peut-être se perd-on davantage encore. Peut-être pas ..

Partir est une façon d'échapper à l'accablement, retrouver quelques promesses, une sève nouvelle, une exaltation dont le prix à payer vaut bien quelques pas sur une route inconnue

J'aime bien cette idée ..

 

"Ne m’attendez pas, ne m’attendez plus, je ne rentrerai pas, je ne rentrerai plus".

 

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29 août 2012 3 29 /08 /août /2012 08:01

 


Les souvenirs, même bons, ça nourrit pas son homme.

Et s'ils se succèdent, s'assemblent, se bornent,

Pas la peine de batailler, tous disparaissent.


Rien jamais ne caresse le désespoir

Pas même la vie qui ne s'éclaire que de quêtes,

Vaines souvent !


A chaque question, aucune réponse,

Pas la peine de s'prouver quelque chose,

Juste ne pas s'paumer !


Je ne sais pas d'où je viens,

Encore moins où je vais,

J'ai largué l'idée de l'infini,

Même si j'y cours

Sans en connaître les détours.


Certains disent que seul le chemin compte,

Mais quel chemin ?

Celui du fun, du léger, du kif ?

De l'autre, c'est sûr

Histoire de pas crever tordu quelque part

Seul à s'fermer les yeux,

Comme un con.

C'est l'risque à pas s'y risquer !

 

Dans la vie, t'as pas l'droit à l'erreur,

Ni à une seconde chance,

Si tu t'rates, te voilà en galère,

Vieux avant qu'il soit midi

Mais quand même,

Faut être couillu pour avancer.

 

Vivre est dangereux

Mais s'arrêter serait pire.

Faut y aller et croire un peu,

ça va sans dire ..

 

 


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20 juillet 2012 5 20 /07 /juillet /2012 07:36

 

 

 

 

 

 

Une époque qui ne se consacre entièrement qu'à réclamer ses droits (en en oubliant ses devoirs), engendre par logique propre un monde infantile et infantilisé,

un monde de victimes et de pleurnichards,

où le jouir sans entraves prime !

 

 

 


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Published by Cat - dans Pensées
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18 juillet 2012 3 18 /07 /juillet /2012 15:54

Lui

 

 

 

Il y avait comme un ravage dans son regard, une ombre de mal !

 

Il souriait, d'un sourire éreintant, une trace sauvage ! Je savais qu'il ne promettrait rien, les paroles disait-il, sont des leurres, des mensonges et si je te promets le clair, tu ne trouveras que l'obscur.

Le monde n'est pas merveilleux, il n'y nulle part où aller, nulle sortie avant la fin, la sérénité n'a ni d'air ni de place, il n'y a pas de paisible. Il faut empoigner les choses, les plier, les soumettre, tout n'est que rapport de forces ou abandonner.

 

Je restais là, fascinée, devinant dans ses mots le froid qui l'habillait, comme un silence où la lumière lassée se serait rétractée face à la route trop longue, trop escarpée !

 

Ne lâche pas ma main pourtant, continue avec moi, même s'il n'y a pas de lieu, pas de présent ni de demain, le temps s'étire, c'est tout ! Rien ne cesse de disparaître, les souvenirs même se transforment, faire du beau avec du laid, pour avoir moins froid dedans, pour oublier qu'on rate toujours, nos vies même s'effacent.


Je fermais les yeux pour mieux écouter encore .. l'essentiel de ce qu'il était, ce qu'il y avait là de blessure et de désespoir même s'il éclatait de rire quand j'effleurais son pessimisme. Il était attachant dans l'intensité qu'il mettait à détruire, repoussant d'un geste de la main, dans les volutes de son cigare, les émotions qui l'agitaient ! J'aimais cette virilité fragile, j'aimais ses yeux noirs, j'aimais ses interrogations quand à la force qui nous pousse à vivre, pourtant.


Je me lovais dans son cou, bouffant son odeur, je crois que c'était ça l'amour, un partage de chaleur dans le lugubre de la vie, dans les soirs trop noirs. J'aimais me camoufler dans ses haines, dans ces routes inatteignables qu'il construisait pour moi, m'évaporer à l'aune de ses idées noires.

 

Lui, il avait l'élégance de ceux qui titubent, tout en tendresse, tout en panache !

Si intensément vivant et libre, malgré tout !

 

 

 

 


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Published by Cat - dans Passions
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6 juillet 2012 5 06 /07 /juillet /2012 12:45

 

 

 

Lui : Je t'aime, je t'aime disait-il .. comme ce double de moi-même dans lequel je me reconnais si aimable et si aimant ..

 

A : Ce n'est pas tant elle que tu aimes mais l'être qui, tu le crois, possède l'objet, cet objet si convoité, toujours fuyant et pourtant toujours poursuivi inlassablement. Ce n'est donc pas cette femme, l'idéal à atteindre, mais la possession dont elle semble jouir.

 

Lui : Je t'aimerai toujours, dans l'ombre de ton monde, je me reconnaîtrai


A : Tout durant que celle là même que tu as choisie pour modèle, semble détenir cet objet qui te fait défaut ou qui semble en être pourvue ..

 

Tel Don Quichotte, ce qui t'anime n'est que le désir du désir et l'atteinte d'une inaccessible étoile, à parcourir sans fin, autour de moulins à vent, un chemin inatteignable !

 

Libre tu ne peux être si tu n'acceptes pas ce manque qui t'habite et qui jamais ne s'éteindra sauf si la mort s'en mêle !

 

Le désir est cette incomplétude qui voudrait être comblée, mais qui jamais n'y parviendra. Il est la transcendance même.

 

"Le désir est le désir de désir"*

 

Il est cette demande incessante d'un amour éternellement insatisfait, le désir n'est autre que dans cet intervalle d'insatisfaction, dans un au delà de la demande même s'il est la demande même...

 

 

 

 

*Lacan

 

 


 

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Published by CatB - dans Psy
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30 juin 2012 6 30 /06 /juin /2012 08:16

Notre époque ne produit pas que des terreurs innommables, prises d’otages à la chaîne, réchauffement de la planète, massacres de masse, enlèvements, épidémies inconnues, attentats géants, femmes battues, opérations suicide. Elle a aussi inventé le sourire de Ségolène Royal. C’est un spectacle de science-fiction que de le voir flotter en triomphe, les soirs électoraux, chaque fois que la gauche, par la grâce des bien-votants, se trouve rétablie dans sa légitimité transcendantale. On en reste longtemps halluciné, comme Alice devant le sourire en lévitation du Chat de Chester quand le Chat lui-même s’est volatilisé et que seul son sourire demeure suspendu entre les branches d’un arbre.

On tourne autour, on cherche derrière, il n’y a plus personne, il n’y a jamais eu personne. Il n’y a que ce sourire qui boit du petit-lait, très au-dessus des affaires du temps, indivisé en lui-même, autosuffisant, autosatisfait, imprononçable comme Dieu, mais vers qui tous se pressent et se presseront de plus en plus comme vers la fin suprême.

C’est un sourire qui descend du socialisme à la façon dont l’homme descend du cœlacanthe, mais qui monte aussi dans une spirale de mystère vers un état inconnu de l’avenir où il nous attend pour nous consoler de ne plus ressembler à rien.

C’est un sourire tutélaire et symbiotique. Un sourire en forme de giron. C’est le sourire de toutes les mères et la Mère de tous les sourires.

Quiconque y a été sensible une seule fois ne sera plus jamais pareil à lui-même.

Comment dresser le portrait d’un sourire ? Comment tirer le portrait d’un sourire, surtout quand il vous flanque une peur bleue ? Comment faire le portrait d’un sourire qui vous fait mal partout chaque fois que vous l’entrevoyez, mal aux gencives, mal aux cheveux, aux dents et aux doigts de pieds, en tout cas aux miens ?

Comment parler d’un sourire de bois que je n’aimerais pas rencontrer au coin d’un bois par une nuit sans lune ?

Comment chanter ce sourire seul, sans les maxillaires qui devraient aller avec, ni les yeux qui plissent, ni les joues ni rien, ce sourire à part et souverain, aussi sourd qu’aveugle mais à haut potentiel présidentiel et qui dispose d’un socle électoral particulièrement solide comme cela n’a pas échappé aux commentateurs qui ne laissent jamais rien échapper de ce qu’ils croient être capables de commenter ?

C’est un sourire qui a déjà écrasé bien des ennemis du genre humain sous son talon de fer (le talon de fer d’un sourire ? la métaphore est éprouvante, j’en conviens, mais la chose ne l’est pas moins) : le bizutage par exemple, et le racket à l’école. Ainsi que l’utilisation marchande et dégradante du corps féminin dans la publicité.

Il a libéré le Poitou-Charentes en l’arrachant aux mains des Barbares. Il a lutté contre la pornographie à la télé ou contre le string au lycée. Et pour la cause des femmes. En reprenant cette question par le petit bout du biberon, ce qui était d’ailleurs la seule manière rationnelle de la reprendre ; et de la conclure par son commencement qui est aussi sa fin.

On lui doit également la défense de l’appellation d’origine du chabichou et du label des vaches parthenaises. Ainsi que la loi sur l’autorité parentale, le livret de paternité et le congé du même nom. Sans oublier la réforme de l’accouchement sous X, la défense des services publics de proximité et des écoles rurales, la mise en place d’un numéro SOS Violences et la promotion de structures-passerelles entre crèche et maternelle.

C’est un sourire près de chez vous, un sourire qui n’hésite pas à descendre dans la rue et à se mêler aux gens. Vous pouvez aussi bien le retrouver, un jour ou l’autre, dans la cour de votre immeuble, en train de traquer de son rayon bleu des encoignures suspectes de vie quotidienne et de balayer des résidus de stéréotypes sexistes, de poncifs machistes ou de clichés anti-féministes. C’est un sourire qui parle tout seul. En tendant l’oreille, vous percevez la rumeur sourde qui en émane et répète sans se lasser : « Formation, éducation, culture, aménagement du territoire, émancipation, protection, développement durable, agriculture, forums participatifs, maternité, imaginer Poitou-Charentes autrement, imaginer la France autrement, imaginer autrement autrement. »

Apprenez cela par cœur, je vous en prie, vous gagnerez du temps.

Je souris partout est le slogan caché de ce sourire et aussi son programme de gouvernement. C’est un sourire de nettoyage et d’épuration. Il se dévoue pour en terminer avec le Jugement Terminal. Il prend tout sur lui, christiquement ou plutôt ségolènement. C’est le Dalaï Mama du III e millénaire. L’Axe du Bien lui passe par le travers des commissures. Le bien ordinaire comme le Souverain Bien. C’est un sourire de lessivage et de rinçage. Et de rédemption. Ce n’est pas le sourire du Bien, c’est le sourire de l’abolition de la dualité tuante et humaine entre Bien et Mal, de laquelle sont issus tous nos malheurs, tous nos bonheurs, tous nos événements, toutes nos vicissitudes et toutes nos inventions, c’est-à-dire toute l’Histoire. C’est le sourire que l’époque attendait, et qui dépasse haut la dent l’opposition de la droite et de la gauche, aussi bien que les hauts et les bas de l’ancienne politique.

Un sourire a-t-il d’ailleurs un haut et un bas ? Ce ne serait pas démocratique. Pas davantage que la hiérarchie du paradis et de l’enfer. C’est un sourire qui en finit avec ces vieilles divisions et qui vous aidera à en finir aussi. De futiles observateurs lui prédisent les ors de l’Élysée ou au moins les dorures de Matignon alors que l’affaire se situe bien au-delà encore, dans un avenir où le problème du chaos du monde sera réglé par la mise en crèche de tout le monde, et les anciens déchirements de la société emballés dans des kilomètres de layette inusable.

Quant à la part maudite, elle aura le droit de s’exprimer, bien sûr, mais seulement aux heures de récréation. Car c’est un sourire qui sait, même s’il ne le sait pas, que l’humanité est parvenue à un stade si grave, si terrible de son évolution qu’on ne peut plus rien faire pour elle sinon la renvoyer globalement et définitivement à la maternelle.

C’est un sourire de salut public, comme il y a des gouvernements du même nom.

C’est évidemment le contraire d’un rire. Ce sourire-là n’a jamais ri et ne rira jamais, il n’est pas là pour ça. Ce n’est pas le sourire de la joie, c’est celui qui se lève après la fin du deuil de tout.

Les thanatopracteurs l’imitent très bien quand ils font la toilette d’un cher disparu.

 

Philippe Muray

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17 juin 2012 7 17 /06 /juin /2012 15:23

 

 

En cas d’amour, de l’autre côté
Où assouvir sa peau, affamée.
A déborder, dégueuler l’émotion.
Mais les mots brûlent à couper la conviction
Et ils claquent comme des rasoirs
Estafilent … et là commence l’histoire !

Un matin trop d’mémoire,
Bitume détrempé, en miroir
Sur le trottoir, une ombre frêle
Atemporelle
Pleure à vomir son existence,
Car nul ne peut retenir l’absence.

Tout recommencer, tout revivre,
Relier même si pour encore rater,
L’idée l’énivre,
Le temps est bref, trop … Oser
Se débarrasser de l’obscurité, de la lassitude,
Crier au jour qui se lève son incertitude.

Les yeux brûlent un peu … trop de lumière
Chasser encore la nuit, s’ébrouer
Tendre la main à cet autre mystère
En silence, doucement, et juste se taire
Puis attendre, n’être plus que désir
Suspendu, comme mort, sans souvenir.

L’autre n’a rien dit, pas même un souffle,
Et au bord du vide, le désespoir boursoufle.
Alors la nuit se referme, froide et mortelle,
Sur l’homme qui s’éraille, chancelle,
Puis s’effrite anéanti
Dans une infinie mélancolie

fait pas bon mal aimer par ces temps incertains
fait pas bon espérer l’autre
fait pas bon croire que la vie est simple
Fait pas bon !!!

 

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28 mai 2012 1 28 /05 /mai /2012 12:43

 

 

 

Dis le môme, pleure pas

Les larmes ça noit l'espoir

 

L'amour ça va, ça vient

ça coule, ça bouffe

 

"L'amour, ça s'attend, et quand ça vient

C'est trop fort, comme un alcool dans le désert"*

 

Pleure pas

Un jour ça submerge

comme une rivière qui sort de son lit

C'est comme un désastre

 

Et puis ça meurt comme les chagrins

Comme les fleurs

 

Faut tirer la chasse

 

Se souvenir juste que ça tient chaud,

Mais deleter quand c'est fini

 

Tout s'efface, faut désapprendre

le par coeur

Faut appauvrir l'ardeur !

 

Pleure pas le môme,

t'en verras d'autres,

des plus belles encore

et des plus douloureuses

 

La vie c'est ça,

ça balance

Entre extase et mort !

 

 

 

 


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*Ferré "Je parle à n'importe qui"

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20 mai 2012 7 20 /05 /mai /2012 11:12

 

 

J’sais plus vraiment qui t’étais

J’sais plus très bien c’que tu disais

Ni quand c’était !

 

Des fois, j’oublie et c’est bien

Des fois, ça r’vient !

 

J’écoute des airs

Qui s’mélangent,

J’ai plus d’repères

Etrange.

 

Mon ptit loup,

Des fois j’t’oublie

 

Mais des fois, tu r’viens

Que ça m’arrache de l’intérieur

Dans ma tête, ça orage bien

Certaines heures !

 

J’sais plus trop bien l’histoire,

Même si j’me l’invente le soir

Pour pas avoir peur,

Et puis passe la frayeur.

 

J’crois qu’on s’est aimé

J’crois bien

Enfin, j’sais plus trop bien

Ça a du arriver !

 

Et j’fredonne une musique,

Por un mundo nuevo

Comme un rêve idiot

Cynique.

 

Trois notes la si do 

Puis un silence,

Comme l’oubli

D’une présence !

 

 

 

 


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