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23 avril 2016 6 23 /04 /avril /2016 17:08

Sur le fil de la langue,

Les mots bifurquent,

Se contorsionnent,

Se prenant, incandescents,

Pour du transgressif.

Entre désir et jouissance

Tout se confond, s'entrelace

Lasse

Les mots ne sont rien,

Juste des embrasements éphémères,

Dans la fissure du monde,

trouant le présent.

Quelques fragments épars

Pour ne pas renoncer

Pas encore

Parler pour ne rien dire

Parler pour que ne s'y glisse pas

La face hideuse de l'ennui.

La face terrible du manque.

A la fin, sans doute,

Le silence,

Puis descendre dans l'absence,

La laisser s'installer,

S'attarder puis

Se dissoudre.

La vie est instable,

La vie n'a aucun sens,

Elle nous entortille

Nous enlace

Et nous trépasse

Comme un voile

Ironique

Et illusoire

Derrière lequel

Le néant

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4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 18:13

 

 

Mathilde aimerait dormir, plusieurs jours, plusieurs nuits .. d'affilée ! histoire de voir si le retour à la réalité recèlerait quelques sensations agréables .. Mathilde n'aime plus le monde, elle ne l'a d'ailleurs jamais aimé mais dans cette soif d'amour qu'elle porte et ce qu'elle génère d'attente hystérique aussi, elle crut longtemps être transparente alors qu'en réalité, c'est elle qui était absente ! Puis progressivement la question s'est posée autrement, à partir d'elle et non dans le désir de l'Autre quel que soit l'autre ! Aujourd'hui elle se retire, doucement mais sûrement, parler lui est pénible, Mathilde n'a aucun bonheur à se dire à quiconque si ce n'est pour trouver des solutions, clé en main .. bavasser lui a toujours été pénible mais elle s'y pliait, persuadée que la parole de l'autre avait nécessairement une valeur et plus encore que cet autre lui apprendrait ce qu'elle ne savait pas d'elle ! Illusion suprême dont on revient, un jour, au creux d'un divan !

 

Mathilde est là à laisser filer les heures, puis les jours, plus d'obstacle ne la sépare d'elle-même, pas même quelques obligations à part celles qu'elle veut bien encore se créer, dans une tentative de ne pas disparaître totalement, pas encore ..

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16 mars 2014 7 16 /03 /mars /2014 08:34

 

 

 

La mémoire, le rempart au mal de l'autre,


Au mal à l'autre

 

Ni pourquoi ni comment,

Quelle importance.

 

Il n'y a que de l'intime, une trace hors parole, là au creux du ventre,

 

Un lieu où tout est, à jamais

 

Un lieu de force,

Un lieu entre néant et vie.

 

Au milieu de tous, oui

Mais seul

 

Face à l'écrit qui dialogue

 

La nuit !


 

Rien ne s'accomplit, tout s'enchaîne

 

Dans le secret,

 

Dans la violence

 

Dans le cri des mots

 

Nulle part au fond que dans un silence sauvage.

 

Les brisures, les blessures sont des luttes,

 

Ni vides ni pleines,

 

Juste là posées

 

Eclatantes,

 

Dans le tragique de l'humanité.

 

L'écrit ne cicatrise rien, il exacerbe,

 

Pour ne rien oublier

 

Non pas par une jouissance de cendres,

 

Non, juste pour acérer

 

L'assourdissant

 

Sans prière

 

Au milieu du manque,

 

Empli de mots

 

Tapis dans l'ombre.

 

Ce n'est pas, non ce n'est pas un désespoir,

 

Ce n'est pas non plus de l'innocence,

 

C'est une hantise,

 

Luttant contre l'oubli

 

Quand il se fait tard,

 

Dans le bruissement des mots !

 

 

 


 

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17 novembre 2013 7 17 /11 /novembre /2013 15:29

 

 

Inutile est l'amour même sublime,

Quant tu t'en joues sans même en jouir

A touche coeur pour le souffrir !

 

Le ciel ne s'ouvre pas pour celui qui ne chemine que de nuit,

Brisé, l'oeil vrillé à l'intérieur.

Et dans cet ébranlement entre passé et présent,

les fondations sont instables, minées

Rien ne peut s'y construire qui ne s'engloutisse déjà !

 

Terrible est cette mort dans son absurdité !

 

Lac-des-Cygnes-copie-1.jpg

 

 

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29 octobre 2013 2 29 /10 /octobre /2013 06:07

 

 

Le vent peut bien souffler,

Qu'importe

Ecoute le, porte le, souffle le

 

La peur, c'est l'absence d'amour,

Un soupir, un sourire

Loin ou absents

 

La tempête peut bien se déchainer

Qu'importe

Mais tiens fort ma main

Je suis trop légère

Ou trop lourde de trop

 

Les mots ne sont rien

L'amour se nourrit de silences,

Surtout de silences

Et là tout se dit,

Tout se vit

 

Un souffle sur la nuque

 

 

 

 

 

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18 juillet 2012 3 18 /07 /juillet /2012 15:54

Lui

 

 

 

Il y avait comme un ravage dans son regard, une ombre de mal !

 

Il souriait, d'un sourire éreintant, une trace sauvage ! Je savais qu'il ne promettrait rien, les paroles disait-il, sont des leurres, des mensonges et si je te promets le clair, tu ne trouveras que l'obscur.

Le monde n'est pas merveilleux, il n'y nulle part où aller, nulle sortie avant la fin, la sérénité n'a ni d'air ni de place, il n'y a pas de paisible. Il faut empoigner les choses, les plier, les soumettre, tout n'est que rapport de forces ou abandonner.

 

Je restais là, fascinée, devinant dans ses mots le froid qui l'habillait, comme un silence où la lumière lassée se serait rétractée face à la route trop longue, trop escarpée !

 

Ne lâche pas ma main pourtant, continue avec moi, même s'il n'y a pas de lieu, pas de présent ni de demain, le temps s'étire, c'est tout ! Rien ne cesse de disparaître, les souvenirs même se transforment, faire du beau avec du laid, pour avoir moins froid dedans, pour oublier qu'on rate toujours, nos vies même s'effacent.


Je fermais les yeux pour mieux écouter encore .. l'essentiel de ce qu'il était, ce qu'il y avait là de blessure et de désespoir même s'il éclatait de rire quand j'effleurais son pessimisme. Il était attachant dans l'intensité qu'il mettait à détruire, repoussant d'un geste de la main, dans les volutes de son cigare, les émotions qui l'agitaient ! J'aimais cette virilité fragile, j'aimais ses yeux noirs, j'aimais ses interrogations quand à la force qui nous pousse à vivre, pourtant.


Je me lovais dans son cou, bouffant son odeur, je crois que c'était ça l'amour, un partage de chaleur dans le lugubre de la vie, dans les soirs trop noirs. J'aimais me camoufler dans ses haines, dans ces routes inatteignables qu'il construisait pour moi, m'évaporer à l'aune de ses idées noires.

 

Lui, il avait l'élégance de ceux qui titubent, tout en tendresse, tout en panache !

Si intensément vivant et libre, malgré tout !

 

 

 

 


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30 juin 2012 6 30 /06 /juin /2012 08:16

Notre époque ne produit pas que des terreurs innommables, prises d’otages à la chaîne, réchauffement de la planète, massacres de masse, enlèvements, épidémies inconnues, attentats géants, femmes battues, opérations suicide. Elle a aussi inventé le sourire de Ségolène Royal. C’est un spectacle de science-fiction que de le voir flotter en triomphe, les soirs électoraux, chaque fois que la gauche, par la grâce des bien-votants, se trouve rétablie dans sa légitimité transcendantale. On en reste longtemps halluciné, comme Alice devant le sourire en lévitation du Chat de Chester quand le Chat lui-même s’est volatilisé et que seul son sourire demeure suspendu entre les branches d’un arbre.

On tourne autour, on cherche derrière, il n’y a plus personne, il n’y a jamais eu personne. Il n’y a que ce sourire qui boit du petit-lait, très au-dessus des affaires du temps, indivisé en lui-même, autosuffisant, autosatisfait, imprononçable comme Dieu, mais vers qui tous se pressent et se presseront de plus en plus comme vers la fin suprême.

C’est un sourire qui descend du socialisme à la façon dont l’homme descend du cœlacanthe, mais qui monte aussi dans une spirale de mystère vers un état inconnu de l’avenir où il nous attend pour nous consoler de ne plus ressembler à rien.

C’est un sourire tutélaire et symbiotique. Un sourire en forme de giron. C’est le sourire de toutes les mères et la Mère de tous les sourires.

Quiconque y a été sensible une seule fois ne sera plus jamais pareil à lui-même.

Comment dresser le portrait d’un sourire ? Comment tirer le portrait d’un sourire, surtout quand il vous flanque une peur bleue ? Comment faire le portrait d’un sourire qui vous fait mal partout chaque fois que vous l’entrevoyez, mal aux gencives, mal aux cheveux, aux dents et aux doigts de pieds, en tout cas aux miens ?

Comment parler d’un sourire de bois que je n’aimerais pas rencontrer au coin d’un bois par une nuit sans lune ?

Comment chanter ce sourire seul, sans les maxillaires qui devraient aller avec, ni les yeux qui plissent, ni les joues ni rien, ce sourire à part et souverain, aussi sourd qu’aveugle mais à haut potentiel présidentiel et qui dispose d’un socle électoral particulièrement solide comme cela n’a pas échappé aux commentateurs qui ne laissent jamais rien échapper de ce qu’ils croient être capables de commenter ?

C’est un sourire qui a déjà écrasé bien des ennemis du genre humain sous son talon de fer (le talon de fer d’un sourire ? la métaphore est éprouvante, j’en conviens, mais la chose ne l’est pas moins) : le bizutage par exemple, et le racket à l’école. Ainsi que l’utilisation marchande et dégradante du corps féminin dans la publicité.

Il a libéré le Poitou-Charentes en l’arrachant aux mains des Barbares. Il a lutté contre la pornographie à la télé ou contre le string au lycée. Et pour la cause des femmes. En reprenant cette question par le petit bout du biberon, ce qui était d’ailleurs la seule manière rationnelle de la reprendre ; et de la conclure par son commencement qui est aussi sa fin.

On lui doit également la défense de l’appellation d’origine du chabichou et du label des vaches parthenaises. Ainsi que la loi sur l’autorité parentale, le livret de paternité et le congé du même nom. Sans oublier la réforme de l’accouchement sous X, la défense des services publics de proximité et des écoles rurales, la mise en place d’un numéro SOS Violences et la promotion de structures-passerelles entre crèche et maternelle.

C’est un sourire près de chez vous, un sourire qui n’hésite pas à descendre dans la rue et à se mêler aux gens. Vous pouvez aussi bien le retrouver, un jour ou l’autre, dans la cour de votre immeuble, en train de traquer de son rayon bleu des encoignures suspectes de vie quotidienne et de balayer des résidus de stéréotypes sexistes, de poncifs machistes ou de clichés anti-féministes. C’est un sourire qui parle tout seul. En tendant l’oreille, vous percevez la rumeur sourde qui en émane et répète sans se lasser : « Formation, éducation, culture, aménagement du territoire, émancipation, protection, développement durable, agriculture, forums participatifs, maternité, imaginer Poitou-Charentes autrement, imaginer la France autrement, imaginer autrement autrement. »

Apprenez cela par cœur, je vous en prie, vous gagnerez du temps.

Je souris partout est le slogan caché de ce sourire et aussi son programme de gouvernement. C’est un sourire de nettoyage et d’épuration. Il se dévoue pour en terminer avec le Jugement Terminal. Il prend tout sur lui, christiquement ou plutôt ségolènement. C’est le Dalaï Mama du III e millénaire. L’Axe du Bien lui passe par le travers des commissures. Le bien ordinaire comme le Souverain Bien. C’est un sourire de lessivage et de rinçage. Et de rédemption. Ce n’est pas le sourire du Bien, c’est le sourire de l’abolition de la dualité tuante et humaine entre Bien et Mal, de laquelle sont issus tous nos malheurs, tous nos bonheurs, tous nos événements, toutes nos vicissitudes et toutes nos inventions, c’est-à-dire toute l’Histoire. C’est le sourire que l’époque attendait, et qui dépasse haut la dent l’opposition de la droite et de la gauche, aussi bien que les hauts et les bas de l’ancienne politique.

Un sourire a-t-il d’ailleurs un haut et un bas ? Ce ne serait pas démocratique. Pas davantage que la hiérarchie du paradis et de l’enfer. C’est un sourire qui en finit avec ces vieilles divisions et qui vous aidera à en finir aussi. De futiles observateurs lui prédisent les ors de l’Élysée ou au moins les dorures de Matignon alors que l’affaire se situe bien au-delà encore, dans un avenir où le problème du chaos du monde sera réglé par la mise en crèche de tout le monde, et les anciens déchirements de la société emballés dans des kilomètres de layette inusable.

Quant à la part maudite, elle aura le droit de s’exprimer, bien sûr, mais seulement aux heures de récréation. Car c’est un sourire qui sait, même s’il ne le sait pas, que l’humanité est parvenue à un stade si grave, si terrible de son évolution qu’on ne peut plus rien faire pour elle sinon la renvoyer globalement et définitivement à la maternelle.

C’est un sourire de salut public, comme il y a des gouvernements du même nom.

C’est évidemment le contraire d’un rire. Ce sourire-là n’a jamais ri et ne rira jamais, il n’est pas là pour ça. Ce n’est pas le sourire de la joie, c’est celui qui se lève après la fin du deuil de tout.

Les thanatopracteurs l’imitent très bien quand ils font la toilette d’un cher disparu.

 

Philippe Muray

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17 mai 2012 4 17 /05 /mai /2012 17:52

 

 

 

 

Ce que je dis n'est pas ce que tu crois.

Trainant dans ces rues et ces chemins déserts,

Tout en détours et en contours.

Ce que je dis, c'est ce que mes mots créent,

Pour porter au lointain tes paroles vides.

Ce que je dis raconte l’amour et la vie,

Et des histoires comme des comptines.

Tout ce que je tente,

Tout ce que je fais,

Tout ce que je pense,

Tout ce que je saigne

Efface le mensonge dont tu t’habilles.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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14 mai 2012 1 14 /05 /mai /2012 15:13

 

Dans son regard,

Une insondable solitude !

Abyssale !

 

Il disait :

 

Il n'y a pas d'assurance véritable à s'appuyer sur un Autre, quel que soit l'Autre

Cet Autre qui sans cesse se dérobe

Cet autre sans permanence

Ainsi seul je suis, de toute éternité

Dans cette implacable certitude

Qu'il nous faut juste aimer pour rien !

 

 


Black-Swan-concept-art-1

 

 

 

Serge.jpg
Merci à Serge pour cette enluminure
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4 mai 2012 5 04 /05 /mai /2012 15:44

 

 

Probablement les jours de matins blancs
Les flocons neigeux s’endorment
Face à ces horizons plus vastes que dedans.

J’entends la neige
Et mon corps danse
Même si, comme à chaque fois, sur la place gelée,
Tu ne cours ni ne me rejoins
Jamais

De mes mains, tu glisses
De mes bras, tu t’évanouis,
Et je ris
Un rire de fou,
Lorsque la peur pousse
Les lendemains d’hiver.

Et la neige frissonne
Aux nuits bleues
Face à ces horizons plus grands que dehors.

Tu fuis, et moi je ris encore
Vers le ciel
De ce que tu ne veux, de ce que tu ne sais,
A ce que Diable ou Dieu ne plaise.

Et si le vent rugit
Lorsque le feu surgit,
Tout alors s’embrase
Au creux de la nuit tiède,
Comme un silence qui ne sait
Comment se dire !

 

 

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