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8 mai 2021 6 08 /05 /mai /2021 04:17

Il faut sans doute bien peu d'estime de soi et très peu d'orgueil pour accepter, dans cette époque tourmentée,  d'être maltraités à ce point.

 

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29 avril 2021 4 29 /04 /avril /2021 06:47

Ce monde étriqué m'emmerde,

Il me faudrait des coïncidences

Heureuses

Joyeuses

Soyeuses.

De l'inédit, des évidences.

 

Je ne peux fuir ce monde,

Immonde

Je ne peux échapper ni à sa brutalité

Moins encore à sa futilité

Pas même à sa stupidité.

J'en suis à la fois la créatrice

J'y joue mon rôle de mauvaise actrice

Puis j'en deviens sa créature

Et Je m'y jette en pâture.

 

Il n'y a rien d'autre que le monde, j'y suis coincée, je peux faire tous les pas de côté possibles, il n'y a rien d'autre que toutes les pensées humaines dont il se soutient et qui, sans elles, le feraient disparaître.

 

Ce monde est mon fantasme,

mon symptôme,

ma névrose.

 

Il est immature,

Obscur

Pénible

Fébrile

Puéril

Et aussi fragile.

 

Dans cet inédit que je cherche sans le trouver, dans ce jamais créé, jamais vécu, dans cet espoir d'inventivité qui m'échappe et qui dépasserait les barrières du déjà vu, entendu, se logerait un autre monde, plus original, plus neuf peut être, plus quantique, plus excitant.

Il faut oser bien sûr au risque de se perdre, de perdre, mais quoi ?

Laisser fleurir l'incertitude, se mettre en danger comme une excitation,

Friser les interdits, tous, autant ceux posés par la bien-pensance que par mes propres limites,

Flirter avec le risque, mais vivre est risqué et même mortel

Le jeu est à quitte ou double !

 

Comment éviter cet enroulement permanent sur soi

Ces retours à la même place

Qui se répètent sans se savoir

Dans un ennui mortifère.

 

Du même

Encore

sans fin ..

 

Tout a commencé par des mots

Dans un combat, à la vie à la mort

Et dans un cri qui ne cesse de s'exprimer

Qui finira par un râle.

 

Comment échapper au bancal

Fuir le banal

Echapper au fatal

Avant l'estocade finale ?

 

                                                                Comment ?

 

 

Tu avais en toi une vision de l'existence, une foi, une exigence. Tu étais prêt à t'engager, à souffrir, à faire des sacrifices. Mais petit à petit, tu as remarqué que le monde n'exigeait de ta part aucun engagement, aucun sacrifice, aucune attitude de ce genre. Tu l'as compris: l'existence n'est pas une épopée avec des héros et des grands personnages; elle ressemble au contraire à un joli petit salon bourgeois où l'on se satisfait pleinement de manger et de boire, de déguster le café en tricotant des chaussettes, de jouer au tarot en écoutant la radio. Quant à celui qui est animé de désirs, qui porte en lui autre chose, la grandeur héroïque et sublime, le culte des grands poètes ou celui des saints, c'est un fou et un Don Quichotte. H. Hesse
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5 mars 2021 5 05 /03 /mars /2021 07:10

Je déroge à la règle du pur poétique sur ce blog, pour insérer ce qui me paraît relever d'un scandale sans nom, scandale qui d'ailleurs ne saurait être seulement circonscrit à Israël - me lira qui voudra, réagira qui voudra .. comme là bas, je ne sens pas réellement de mouvement contestataire de masse, aucune approche stratégique pour contrebalancer ce qui doit l'être, c'est certainement bien dommage, certains sont tétanisés sans doute et d'autres jouent juste à se faire peur sans croire au loup tapi au fond du bois. Je peux comprendre que la sidération soit à l'oeuvre, elle est légitime dans un premier temps, penser aussi que la situation économique préoccupe vastement mais qu'elle aille au delà de la santé m'échappe un peu. Bref, que chacun fasse et pense ce qu'il doit penser et faire. L'idée n'est pas de donner des leçons à 2 balles, mais de poser un état des lieux qui ne relève pas de simplement se faire peur sans y croire. Comme reprenait Arendt "les hommes normaux ne savent pas que tout est possible", je rajoute surtout le pire et perso je ne suis pas normale. Nous aurons en tous cas et après coup chacun à balayer notre paillasson et certainement à rendre des comptes, ne serait-ce qu'à nous-même. 

Voici donc : 

Israël, ce petit pays au top de la vaccination, pointé du doigt comme étant un exemple pour tous .. oui mais comme toujours dans ce genre d'affaires de pandémie merdique au plus haut point, les choses ne sont pas aussi roses que ce que nous véhiculent nos bons médias et autres joyeux drilles éditorialistes médiocres à la solde et ce gvt pantin de je ne sais trop qui, mais qui obéit au doigt, à l'oeil et au pognon ..

- 1/3 de la population en Israël est vacciné (les plus vulnérables et les plus âgés, en même temps ce sera toujours facile de dire qu'ils sont morts des suites de comorbidités variées que d'une vaccination possiblement non adaptée (en France nous avons eu le rivotril, objet de procédures en cours) - aucun recul d'ailleurs sur d'une part l'efficacité du vaccin, d'autre part les effets secondaires indésirables et apparemment il en est, éventuellement même l'émergence de variants du fait précisément de la dite vaccination – certaines voix de professionnels de la santé émettent l'hypothèse mais bon on va pas chipoter, les vieux ça coûte, ça sert à rien et ça sacrifie la jeunesse)

- Les Israéliens sont perturbés, on le serait à moins, je crois que nous pouvons sans trop nous avancer dire que nous sommes tous perturbés, mais aucun mouvement de protestation d'envergure (ici non plus) et le peu de protestataires se réduit à quasiment rien, il y a la situation économique catastrophique dont nous n'avons rien vu encore qui musèle beaucoup naturellement et qui aide à courber l'échine.

- Ceux qui ont consenti à la vaccination sans dans l'instant y être contraints avaient aussi pour une part d'entre eux d'autres soucis en tête que la remise en cause d'un fait même si peu anodin comme la vaccination

- Nombre de personnes de la communauté scientifique ont perdu leur esprit critique, certains en arrivent même à douter de leurs propres doutes sur le vaccin, voire à imaginer que la dite vaccination ne pourrait davantage nuire que la Covid elle-même (calcul aléatoire évidemment)

- D'autres citoyens, en guise de consolation, en viennent naïvement, à penser qu'un gouvernement ne nuirait pas à une population entière.

- Puis, parmi les phénomènes les plus surprenants, il existe un panurgisme dont la plupart des vaccinés tirent une fierté en même temps qu'un soulagement, tout en sachant que le corps n'est ''immunisé'' contre les formes graves que durant 8 mois ( et encore nous n'en savons rien) : ceux là ont l'impression d'avoir fait leur B.A et qu'ils seront exemptés d'une punition fantasmée, le sentiment de culpabilité pesant comme une chape de plomb (l'analyse de la dite culpabilité est à poser, je laisse les professionnels de la question l'aborder)

- C'est un véritable imbroglio synonyme de ces sentiments qui se mélangent et dont peu ont une idée adéquate.

- Certains pensent que résister est un acte courageux mais aussi et surtout herculéen

- Le fait que le gouvernement ait pris la décision de faire d'Israël le laboratoire du monde, lui a procuré un sentiment d'hyperpuissance, avec ce que cela suppose comme broyage des citoyens, le pire étant à envisager et plusieurs exemples pouvant augurer de ce pire :

- 1/ l'état va recruter 660 policiers supplémentaires pour intensifier la surveillance concernant l'observation des mesures de distanciation

- 2/ va être imposé le port d'un bracelet électronique aux israéliens bloqués à l'étranger, qui vont être rapatriés d'ici quelques jours

- 3/ une loi punitive et anti démocratique est dans les tuyaux, à l'encontre de ceux qui appellent à la résistance contre le vaccin.

- A noter et ce n'est pas la moindre information, que BB (Netanyaou) comme il est appelé en Israël a bien vendu les données biomédicales à Pfizer ce qui va à l'encontre total du droit des patients à la confidentialité sur l'état de leur santé ..

Voilà le décor selon quelques infos reçues sur place en dehors même de l'article joint .. le paradis terrestre n'est peut être pas tout à fait dans les tuyaux et le nouveau monde pue beaucoup, nous sommes donc tous à bord d'un Titanic, ne pas croire que la merde soit ailleurs seulement !

Donc ce qui se passe en Israël est aussi ce qui se passe ailleurs, ici aussi et nous sommes tous de fait concernés.

En France notamment, les référés probatoires en cours s'avèrent compliqués, fallait s'en douter, en face les avocats des parties convoquées (Etat, Ars etc.) n'ont aucune hésitation à tout bloquer, la tâche s'annonce donc rude et le combat possiblement long pour poser un décor clair et obtenir surtout tous les documents nécessaires qui, à ce jour, ne semblent pas avoir été versés comme il se doit à la CADA. Il est possible de se demander pourquoi ? lorsque les choses sont transparentes, aucune raison ne s'oppose à ce que ces documents étant du domaine de la santé publique soient consultés par la population comme le prévoit la loi. Le fait de ne pas y avoir accès pose question, parmi tant d'autres.

#noussommesenguerre

 

https://reseauinternational.net/scoop-le-pdg-de-pfizer-admet-quisrael-est-le-laboratoire-du-monde/?fbclid=IwAR0S58RmlewEOYPyf2I5jgYjyRON_2loQ1l2d6yyXTbotx0RIeRcekEHmb4

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4 décembre 2020 5 04 /12 /décembre /2020 07:48

Ce que nous ne supportons pas chez les autres, et que nous critiquons vastement, est toujours ce que nous ne supportons pas en nous-mêmes et dont nous ne voulons surtout rien savoir puisque nos propres responsabilités seraient dans ce cas engagées, qu'on le veuille ou non.

Comme le disait Sartre : "l'enfer c'est les autres parce qu'ils sont des miroirs déformants de nous-mêmes" mais c'est un sport national que de ne pas voir ce qui en réalité devrait nous agiter directement, très intimement !

Nous utilisons donc tous et sans exception des camouflets possiblement destinés à nous rassurer .. est-ce le cas ? vraiment ? 

 

 

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26 novembre 2020 4 26 /11 /novembre /2020 09:47

Devenir furtif,

Assécher l'attente

Réunir les manques ensembles

ou les dénouer

Devenir invisibles

Dans l'éclatement et la faillite du monde

Assister à son agonie, la voir bouger, la sentir se penser

Dans une colère déliée, fouillée.

Accepter le face à face avec le trou,

Rejeter la cruauté de l'espoir

Toujours vain

Il n'y a pas de machine à rêves. 

Ne plus rien donner, ne rien vouloir recevoir

Devenir néant

Et ne pas reconstruire l'halluciné du réel

Rester là puisqu'il le faut bien,

Dos au mur, sans rien derrière

Mais épouser ses propres métamorphoses

Ne pas se cristalliser sur le temps, toujours mort

Il n'y a pas de demain, jamais

Et puis goûter au frisson de l'intensité

Quand même

Eliminer le fracas du monde

Le brouhaha

Le trop

Le surplus

Zapper tout en oscillant sans cesse entre le dégoût du monde

Et cette pitié de soi-même

Le tout bien arrosé d'une colère d'impuissance.

Et puis voilà, échouer beaucoup, encore, mais avancer quand même

Sans savoir ce que signifie avancer;

Et puis la nuit s'était installée depuis un moment et pourtant nous 

discutions comme si le jour n'avait plus de fin *

J'ai alors aimé qu'il me prenne dans ses bras, 

Avec cette incroyable douceur si singulière.

Au delà de la fureur, et bien au delà des mots

Nous avons alors entendu un son inédit, loin du fracas

Comme un silence enveloppant.

 

* merci à Sid pour cette phrase

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16 octobre 2020 5 16 /10 /octobre /2020 08:12
La liberté d'opinion est une farce si l'information sur les faits n'est pas garantie et si ce ne sont pas les faits eux-mêmes qui font l'objet du débat." - La crise de la culture Hannah Arendt. En ces temps tourmentés, où le mensonge politique et d'Etat en particulier se trouve élevé au rang d'un art suprême, il devient par conséquent de plus en plus complexe d'avoir une opinion posée et de fait la liberté d'expression qui en découle. Autrement dit, toute opinion exprimée peut, par conséquent, tomber sous le joug de la censure qu'elle vienne du pouvoir en place et/ou des opposants. Dans un monde où plus personne ne sait rien, et précisément puisque "la vérité des faits" n'est jamais posée, la résultante est comme le précise Arendt " Un peuple qui ne peut plus rien croire ne peut se faire une opinion. Il est privé non seulement de sa capacité d'agir mais aussi de sa capacité de penser et de juger. Et avec un tel peuple, vous pouvez faire ce que vous voulez". Par conséquent, le peuple navigue en eaux troubles en permanence, le cul plus ou moins posé entre 2 chaises sans pouvoir poser sa pensée et donc l'action qui devrait en découler. Il est d'ailleurs à noter que les débats d'opinion n'existent plus réellement, il ne demeure plus que des joutes verbales à coup de pour ou de contre sans aucune portée ni effet naturellement. C'est fort dommage et ceci ne peut rien présager de très bon. A noter que ceux qui sont persuadés soit par les discours dominants donc politico-merdouillards (selon moi), ou par ceux de leurs opposants qui peuvent d'ailleurs être tout aussi merdouillards, me réjouissent car je suppose qu'ils vivent mieux que moi qui ne suis désormais que dans le doute permanent. Il me semble aussi que le chaos a toujours une raison d'être, le fait de paumer tout le monde a sûrement une visée, et évidemment que de tenter de trouver des réponses non à partir de nos croyances personnelles mais à partir des faits relève d'un parcours du combattant. Imaginer un instant que tout ce foutoir puisse avoir une raison d'être bien au delà de la simple approche sanitaire est se mettre dans la position du complotiste et sous le joug inéluctable de cette bien-pensance en action, vous savez celle qui a pour arme principale, outre sa connerie, la délation qui d'ailleurs bat son plein. L'histoire se répète toujours, elle prend des chemins de traverse, elle apparaît parfois comme un événement totalement différent de celui passé, et pourtant c'est du même, le retour du même, toujours - nous ne faisons que remettre le même ouvrage sur le même métier, voilà pourquoi rien ne bouge en réalité !
 
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22 août 2020 6 22 /08 /août /2020 14:47

Le monde ne peut être cerné, il est à la fois création et créature. Cette même créature sortie de nous-mêmes et qui pour autant nous échappe et dont nous peinons à dire ce qu'elle est.

Les mots s'y heurtent, le doute affleure, la pensée et l'écriture se perdent. La limite s'annonce, impossible à dépasser.

Il s'agit peut-être d'inventer un monde autre, inédit, aller là où tout n'est que fuite, au delà de la fuite elle même, mais il y a là une impasse, un enfermement. Les mots nous reviennent, toujours, encore, identiques

Pourtant il y a comme une fulgurante intuition, un plus, celui qui laisse supposer un au delà des mots qui ne sont que ceux des autres nécessairement, il faut se coltiner le vide, se laisser aller au néant qui ne peut en être véritablement un.tout en l'étant Tout est là, absent et présent à la fois, souvent inatteignable.

Écraser le sens est hors de portée, et pourtant ouverture d'un interstice dans lequel le mot inédit pourrait se caser, ce mot in-inventé encore, cette phrase à orchestrer.

Tout est faux et vrai à la fois. L'écriture nous étrangle, élargit la faille, pose les contradictions, les approximations, les éternelles questions, sans réponse, et des répétitions, des retours au même pour repartir à nouveau, jusqu'à peut être se résoudre au silence de l'écrit, une page blanche, pas même un point.

Au milieu des abstractions car tout est abstraction, le sens semble affleurer, ce n'est qu'un leurre, il redevient non-sens. Rien ne peut se saisir dans le dédale du langage, juste peut être pour celui qui écrit et celui qui le lit comme une sensation, évanescente, qui échappe aussi vite qu'elle a émergé. La pensée est trompeuse, fugitive, insaisissable, capricieuse.

Le réel nous fuit, aucun mot ne peut en rendre compte, il n'y a pas de saisissable possible, pas de cohérence, le heurt est permanent, les impasses du langage ne peuvent apporter de cohérence, juste caresser du bout des mots la prison dans laquelle je suis.


 


 

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21 août 2020 5 21 /08 /août /2020 17:00

Plonger dans le silence

Comme une volupté

Et puis respirer, plus, davantage,

Se risquer à aller loin, plus,

Encore,

Non pas ailleurs, mais ici, c'est bien le pire à vivre.

Et rester là dans le bruit,

en le faisant taire,

sans un mot,

Et tenter de penser, ce qui ne se pense pas,

Dire ce qui ne se dit pas,

dans une ardente fureur,

non par amour,

non par amitié,

non par vantardise,

juste une proximité,

de soi à soi,

qui même s'efface. 

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9 août 2020 7 09 /08 /août /2020 17:10

canicule, masque, co-vide, masque, pollution, masque partout .. ne pas mouiller, ne pas transpirer, ne plus respirer, ne pas utiliser de ventilateur ..

Si nous survivons à tout ça, y compris à l'énorme merdier qui vient, nous sommes réellement des warriors !!

 

"... l'autorité exclut l'usage de moyens extérieurs de coercition; là où la force* est employée, l'autorité proprement dite a échoué. L'autorité, d'autre part, est incompatible avec la persuasion qui présuppose l'égalité et opère par un processus d'argumentation. Là où on a recours à des arguments, l'autorité est laissée de côté. Face à l'ordre égalitaire de la persuasion, se tient l'ordre autoritaire, qui est toujours hiérarchique." Hannah Arendt in La crise de la culture et relire ce qui tourne autour de la banalité du mal

* la force pouvant prendre diverses formes, le levier de la peur en est une

Et comme l'exprime Walter Benjamin : «La catastrophe, c’est que les choses continuent comme avant.» et oui et à y regarder de plus près, nous ne faisons que du même, même si les formes varient

Pour résumer ma pensée, je dis et pense ceci = "il est plus facile d'obéir et de se positionner en victime que de tenter la désobéissance et de se poser en responsable", la désobéissance ne s'entendant pas néanmoins en prenant un fusil mitrailleur.

Le gamin mal dégrossi que nous avons pour Président, doit se régaler ! au moins 1 heureux dans ce monde en perdition.

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8 août 2020 6 08 /08 /août /2020 14:36

Viens, on s'en tape de tout ça

Faisons nos sacs

Avec peu de choses

Pour ne pas freiner nos pas.

 

Viens, on s'en fout

Les ombres s'accumulent

Mais la vie même sans sens ne peut que se bouffer

Se dévorer

Mais elle n'est pas là où nous sommes

Maintenant.

 

Viens, on se barre

Ce ne sera peut être pas mieux

Je n'en sais rien

Faut se risquer pour voir

Comme au poker

Aller respirer ailleurs

Loin des rumeurs et des fureurs

Là où sentir l'herbe pousser sous nos pieds

Puis rester aux aguets des choses banales

Qui renferment parfois tant de mystères

Savourer la lenteur

Celle qui freine le temps

Oser se perdre en chemin

En écartant les habitudes

                               La lourdeur des lassitudes

                                       L'évidence des évidences

Viser l'extrême du possible

Dans une abondance d'instants

 

Et larguer l'indifférence

                                Les différences

                                     Les influences

                                                    Les offenses

Partir pour nulle part

Quitter ces rues

Masquées

Lourdes comme de durs secrets

Aller vers des silences nus

N'avoir plus ni mémoire, ni histoire

Fuir les yeux vides, immobiles, hagards

Puis rester à l'ombre des choses.

 

Viens on se casse !

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