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1 septembre 2022 4 01 /09 /septembre /2022 15:13

Ces promesses vaines si vastement prononcées qui s'envolent aussitôt. Cette parole toujours volatile sans puissance nous colonise sans nous engager, nous ne la maîtrisons pas, nous sommes parlés plus que nous parlons. Et nous nous énivrons de mots, nous les entortillons, et ce n'est pas tant mentir à l'autre que de se mentir à soi.  En ce sens, ce n'est pas seulement un manque d'amour tourné vers l'autre mais bien une absence d'amour à soi. Nous ne savons pas aimer, c'est un fait posé, cela relève de la structure humaine de départ, un formatage, et l'amour nous en rêvons sans l'atteindre et sans être à la hauteur de son exigence. Tout est à faire ou à refaire, la vie, sa réalité, tout nous échappe, nous allons tous dans le même sens et au même endroit sans jamais nous être attardés à ce que nous ne cessons de rater, nous mêmes, et sans rien vouloir en savoir. 

Il me disait = "je ne peux pas savoir, je ne veux pas savoir, là est le trou, là est le rien, là est le vide, là je suis !"

C'était la nuit déjà, et le jour tardait à venir .. 

 

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1 septembre 2022 4 01 /09 /septembre /2022 15:06

 

Quand un artiste se perd trop longtemps dans ce qu'on appelle "l'art' quel qu'il soit avec l'idée d'une visée commerciale, celui qui est censé plaire et accessoirement se vendre, le risque lors d'un moment de conscience sur la vacuité de la démarche est la page/toile blanche et peut être même que celle-ci est alors au plus proche de qui est réellement l'Artiste.

C'est l'œuvre nue ! 

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30 août 2022 2 30 /08 /août /2022 04:56

Un article du Monde.fr (un énième torchon) publie = « Uber Files » : une « stratégie du chaos » assumée pour conquérir le monde

Macron symbolise les choses et ce depuis son arrivée à la tête de l'Etat, et en dehors même de ce qui se constate dans la réalité et encore que nous en avons une vision forcément incomplète, j'en veux ses propos niais mais pas si niais que cela en fait “nous sommes en guerre”, "la bête de l'événement", "la fin de l'insouciance", "le prix de la liberté" etc. la liste n'est pas exhaustive, il eut quelques petites phrases antérieures tout à fait amusantes si je puis dire. Le chaos est déjà là il y manque une estocade qui viendra. Macron joue le rôle qui lui est assigné avec certes quelques traits pervers qui lui appartiennent en propre ! quelle est la visée réelle ? et bien précisément la question se pose, et surtout elle s'analyse ! "conquérir le monde" entre encore dans le domaine du symbole, quelle est sa signification et cela consiste en quoi ? et une fois posé le postulat quelles pourraient être les conséquences avérées et constatables dans la réalité ? Je n'ai aucun doute sur une visée tout à fait précise de la situation actuelle, la difficulté est d'en décortiquer les rouages dans une action d'analyse poussée, mais nous pouvons rester dans les symboles jusqu'à ce que .. l'avantage des symboles est qu'ils génèrent des fantasmes et notamment la peur (et ses corollaires) quand elle ne se pose que sur du discours ... nous avons vu l'affaire du covid qui sans nier l'existence d'un virus relevait d'une articulation tout à fait magistrale et cela a fonctionné du tonnerre de dieu et ce d'autant mieux que bien des opposants patentés se sont emparés du sujet en contre tout pour bien appuyer sur la dite peur. Oserais-je parler de complicités ? J'ose ! 

« Regarde quelle est ta propre part au désordre dont tu te plains. » Freud

 

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21 août 2022 7 21 /08 /août /2022 11:25

La mort a ceci de magique c'est qu'elle pare tous les concernés des qualités qu'ils n'ont jamais eues de leur vivant. Ainsi nous aimons nos morts, aussi mal que lorsque vivants. Ainsi tel acteur sera encensé, alors qu'aucun film n'aura véritablement retenu notre attention, tel auteur dont nous n'aurons lu aucun livre, à part accessoirement quelques citations que nous aurons véhiculées sans les approfondir juste pour se faire mousser dans un quelconque réseau dit social. Nous n'aimons rien, nous n'aimons pas, pas même soi, nous surfons sur le vide de nos vies en la rêvant à défaut de la réaliser .. Certains cherchent un Maître avec un grand M sans même percevoir que le seul terrain de jeu dont on dispose c'est soi et rien que soi, barbotant dans l'idée d'un autre tout puissant tout en sachant secrètement qu'il n'en est point  . car il n'y a rien d'autre que soi, juste de l'errance et nous étalons nos bons sentiments dans une éternelle position égotique qui nous fait nous heurter en permanence à nous-même sous la forme de l'autre, sans aller y voir de plus près .. Nos morts nous enchantent, ils nous permettent ce pas de côté d'une stupidité fulgurante qui nous rassure en quelque sorte sur notre prochaine disparition .. Quel soulagement possible de penser qu'au moment de notre fin, au terme de notre monde, nous aurons quelques gens venant pleurer sur nos tombes .. quand bien même ces larmes ne seraient que pure hypocrisie !

Au fond toutes ces agitations, tous ces mots vides de sens, ne relèvent que du fantasme de l'humain perdu au milieu de nulle part et d'ores et déjà mort !  Eternellement ! 

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10 août 2022 3 10 /08 /août /2022 08:43

Il plantait son regard dans le mien,

Insistant, persistant, tranchant

Imprimant longtemps ma rétine d'un souvenir indélébile,

Tout mon corps, tout mon coeur l'absorbaient,

Il ne disait mot, et tout se disait

Dans cette gourmandise que nous partagions

L'un et l'autre, l'un avec l'autre

S'affamant mutuellement

Sans jamais s'assouvir !

 

 

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8 août 2022 1 08 /08 /août /2022 06:34

Le réel, cet impossible ne peut se dire

C'est un trou qui aspire,

Sans se dévoiler

On ne peut que s'en approcher

Sur les bords,

Tenter de se tenir à sa hauteur

Tout en se confrontant à la perte,

A la chute,

Sans détour

Et en assumer l'exil.

Paradoxes, Enigmes

Le langage ne suffit pas à en aborder les dehors

Moins encore les dedans,

Et même si la parole tente d'y répondre,

Le sentiment des mots échappe

Comme vérité menteuse.

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6 août 2022 6 06 /08 /août /2022 07:56

Le poème est un sexe 

Qui fait l'amour passionnément, intensément ! 

   

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17 mai 2022 2 17 /05 /mai /2022 11:21

Je ne peux pas prétendre avoir fait le tour de l'humain dans toutes ses complexités qui sont aussi les miennes. J'en sais pour autant assez pour avoir la certitude que rien n'est à trouver de plus que ce qui est et je ne m'en réjouis pas ! L'inédit, l'exceptionnel, l'inventivité que je cherche sont autant de radeaux destinés à ne pas me noyer, je m'y accroche désespérément avec en sous-jacent l'idée même que je me fourvoie. Je n'échappe pas à cette lucidité qui me colle aux basques, cette même lucidité qui une fois installée ne vous lâche plus, comme l'ennui. Je n'attends rien ou plutôt j'attends tout, sachant que je n'aurai rien .. comme chacun je rêve d'amour, comme beaucoup je ne suis pas certaine d'y croire, à part ces quelques instants fugitifs du début de la relation qui d'un seul coup nous emporte, nous enthousiasme, pour un temps. Je ne crois ni en l'empathie, ni en la gentillesse, ce faux semblant si vastement pratiqué, les gentils m'effraient, je leur préfère et de loin les agressifs, les écorchés, au moins le décor est posé. Le gentil lui n'aura de cesse de vous enrober pour pouvoir mieux vous tacler au moindre faux pas. 

Je ne crois pas à la bien-pensance et à la générosité gratuites, je crois aux bénéfices secondaires, dans tous les cas, connus ou inconnus. La confiance n'est pas ma tasse de thé et je trouverai toujours le petit grain qu'il ne faudrait surtout pas voir pour a minima vivre avec un peu de sérénité. Je ne crois pas à ces grands regrets qu'on étale quand un caillou est venu se loger dans sa chaussure, regrets censés racheter je ne sais quelle saloperie posée même si de manière irréfléchie, comme si l'histoire pouvait se réécrire, les choix que nous faisons, le mal que nous infligeons relèvent de notre responsabilité, les dégâts se mesurent après coup, trop tard, toujours trop tard, rien ne se répare et les mots restent insuffisants. Je ne repousse rien pour autant, j'ai en moi tout ce que je reproche aux autres, peut être ai-je étudié cela de plus près que certains autres, sans doute est-ce aussi une construction ancienne en fonction d'événements liés à l'enfance, sûrement même, la méfiance m'a été inculquée très tôt et je ne l'ai jamais abandonnée.

Mais pour autant je me refuse à entraîner le monde avec moi accroché à mes croyances, mes idéologies, mes angoisses, mes terribles solitudes, mon ennui éternel. Tout ça m'appartient et je ne peux en aucun cas le partager ni véritablement le faire comprendre, je ne le veux même pas. Le monde se soutient de l'ensemble de toutes ces pensées, ces peurs, cette solitude ontologique qui est le lot de tous et que beaucoup camouflent avec application. La lucidité n'est pas nécessairement bonne conseillère et certainement pas la porte ouverte à une vie heureuse, encore d'ailleurs faut-il savoir en quoi consiste "être heureux". Avoir quelques joies parfois, fugitives toujours car nous ne tenons rien, rien ne se grave de façon définitive, le malheur non plus. La vie, la mort restent des énigmes auxquelles personne ne répond, nous ne faisons que traverser le temps en le tuant tout en croyant en faire quelque chose, mais quoi ? Voilà bien la question existentielle la plus profonde pour moi .. que faisons-nous de nos vies, de ce temps même si inexistant en réalité qui nous est imparti ? que penserons-nous de nous-mêmes à l'instant final ? 

Il m'aurait sans doute été plus facile de naviguer dans cette vie avec quelques illusions, sur les autres, sur moi, mais ce ne fut pas le cas, je ne peux pas revenir en arrière et me laver la cervelle pour tenter une sorte de naïveté béate. Heureux les simples d'esprit et dans ce mot "simples" j'y vois finalement une grande intelligence, possiblement même la seule façon de vivre une vie qui dès le départ m'a parue dénuée de sens. Comme j'aurais aimé être simple oui .. croire aux miracles, pratiquer l'espoir non pas comme le disait Cioran en tant que vertu d'esclaves, mais bien dans ce courant d'espérance qui fait que tout est possible surtout le meilleur, ne jamais voir le vice là où il se loge, la manipulation dont l'humain est capable tout en en étant inconscient dans la majorité des cas, tous ces camouflets dont il se pare pour oublier qu'il est destructeur et auto-destructeur et surtout qu'il est mortel.

Je n'y réussis pas ! Et d'une certaine manière, je ne suis plus vraiment là .. sans pouvoir préciser exactement où je me trouve ! une sorte d'ailleurs inconnu en somme dans un détachement de plus en plus prégnant qui pour autant n'est pas synonyme de paix  .. 

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24 janvier 2022 1 24 /01 /janvier /2022 15:17

La solitude fait peur et nous n'aimons pas être seuls, et pourtant nous n'aspirons parfois qu'à ça .. c'est un paradoxe .. à quoi renonçons-nous que nous voudrions vraiment ? car nous ne savons pas ce que nous voulons et même si nous l'obtenions nous n'en serions pas satisfaits, car ce n'est jamais ça, cela ne nous empêchera sans doute pas d'avoir des regrets au moment de la finale et du tombé de rideau, nous naviguons en eaux troubles, nos amours sont viciées mais elles ne l'étaient pas nécessairement au départ, nos amitiés sont tout aussi avortées, savons-nous aimer ? Nous avons la liberté et nous ne savons qu'en faire, nous avons oublié ce que cela signifie d'être libre ! la peur est ontologique, l'autre est un ennemi avant d'éventuellement devenir un ami et encore que .. lâchons-nous réellement notre prudence, notre méfiance ? cette peur est-elle inculquée, sans doute oui en grande partie, c'est aussi ce qui nous fait entrer dans ce monde que nous finissons par faire nôtre et nous refaisons du même .. à l'identique de nos parents, de nos ancêtres etc. Pouvons-nous échapper à ce monde autrement qu'en mourant ? difficile, peut être impossible et oui avons-nous réfléchi à cette peur là ? quelle est sa forme, qui concerne-t-elle ? Envie-t-on les autres ? vraiment ? qui a croisé dans sa vie un être absolument libre, sans attache, sans crainte, qui irait jusqu'au bout de ses désirs réels parce que les connaissant vraiment, capable de penser ce qu'il pense et l'exprimer ? et n'en n'aurions-nous pas peur ? nous nous cachons derrière des subterfuges en permanence, des camouflets, nous nous arrangeons avec nos vérités, nous nous mentons ... accessoirement aux autres aussi mais ce n'est pas si grave, moins qu'à nous. Nous rêvons d'un paradis imaginaire qu'évidemment nous ne savons pas créer, et sans doute que seul c'est encore plus difficile à supporter, alors nous faisons tout pour échapper à ce vide abyssal qui est le nôtre en nous coltinant aux autres en permanence tout en les rejetant, nous nous noyons dans l'occupationnel et quelque forme qu'il ait .. si l'individu pensait ce qu'il pense vraiment, s'il connaissait ses réels désirs, le monde serait sans doute tout autre que ce qu'il est .. Mais avec des si .. 

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15 janvier 2022 6 15 /01 /janvier /2022 07:18

 

J'ai un tel dégoût de l'époque que je ne sais plus comment l'écrire !! 

 

 

 

 

 

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