Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
30 novembre 2022 3 30 /11 /novembre /2022 07:21

De l'indifférencié, 

Tu as chuté ! 

Face au vide, dans un cri primal

Un miroir, 

Rassurant et sidérant 

Se Reflète une image, 

Nommée 

Enroulée sur elle-même,

Eternel champ de forces,

Tu te colleras à elle,

Au point de t'engluer ..

Loin dans la mémoire,

Un paradis, fantasmé,

La perte, le vide

A remplir

De mots, d'images,

De mythes, de concepts

Tu avances dans cette obscurité

Te tenant, en déséquilibre, 

Toujours précaire,

Toujours angoissant

Aux murs de la caverne

D'où ta propre ombre se forme.

 

Tu pourrais hurler,

Mais tu pleures 

Et tu te rendors, 

Dans ce rêve que tu formes

Chaque jour 

Sans jamais en sortir

En te cognant sans cesse 

Aux cloisons de ta prison.

 

Partager cet article
Repost0
22 novembre 2022 2 22 /11 /novembre /2022 08:04

Nous avons tous en nous une multitude d'histoires, 

Ni vraies,

Ni fausses ! 

Pour chacune, une fin peut s'écrire

Heureuse

Ou pas !

Selon ce que l'on s'accorde, 

Selon ce que l'on se pardonne, 

Selon ce que l'on doit payer

Ou recevoir 

Rien n'est figé, définitif 

Nos vies s'inventent plus qu'elles se vivent 

Puis elles s'éteignent, meurent mais aucune ne s'abandonne 

Jamais ! 

Partager cet article
Repost0
13 novembre 2022 7 13 /11 /novembre /2022 11:20

Tu t'appuies en équilibre précaire

Sur des mythes, des histoires, en mode binaire 

Ils sont ta colonne vertébrale 

Ta structure mentale 

De récits collectifs, en croyances véhiculées

De fantasmes inventés

Tu cherches un maître 

Pour à d'autres croyances naître

Tout ton corps est pourtant en alerte,

Le sens même de la vie te déconcerte 

Et tu cherches vainement 

A comprendre, avidement

Dans un exil solitaire.

Il n'y a rien 

Que des dalles posées sur rien* 

Ni vide ni plein 

Es-tu ? 

 

 

*Stéphane Sangral

Partager cet article
Repost0
9 novembre 2022 3 09 /11 /novembre /2022 08:18

Je naviguais en mode furtif

Vite et sans trace, la pensée à vif 

Que je formais dans l'incisif

Tel le vent, tout s'articulait sans objectif

A bord de l'esquif

Balloté près du récif.

 

 

Partager cet article
Repost0
1 septembre 2022 4 01 /09 /septembre /2022 15:13

Ces promesses vaines si vastement prononcées qui s'envolent aussitôt. Cette parole toujours volatile sans puissance nous colonise sans nous engager, nous ne la maîtrisons pas, nous sommes parlés plus que nous parlons. Et nous nous énivrons de mots, nous les entortillons, et ce n'est pas tant mentir à l'autre que de se mentir à soi.  En ce sens, ce n'est pas seulement un manque d'amour tourné vers l'autre mais bien une absence d'amour à soi. Nous ne savons pas aimer, c'est un fait posé, cela relève de la structure humaine de départ, un formatage, et l'amour nous en rêvons sans l'atteindre et sans être à la hauteur de son exigence. Tout est à faire ou à refaire, la vie, sa réalité, tout nous échappe, nous allons tous dans le même sens et au même endroit sans jamais nous être attardés à ce que nous ne cessons de rater, nous mêmes, et sans rien vouloir en savoir. 

Il me disait = "je ne peux pas savoir, je ne veux pas savoir, là est le trou, là est le rien, là est le vide, là je suis !"

C'était la nuit déjà, et le jour tardait à venir .. 

 

Partager cet article
Repost0
1 septembre 2022 4 01 /09 /septembre /2022 15:06

 

Quand un artiste se perd trop longtemps dans ce qu'on appelle "l'art' quel qu'il soit avec l'idée d'une visée commerciale, celui qui est censé plaire et accessoirement se vendre, le risque lors d'un moment de conscience sur la vacuité de la démarche est la page/toile blanche et peut être même que celle-ci est alors au plus proche de qui est réellement l'Artiste.

C'est l'œuvre nue ! 

Partager cet article
Repost0
30 août 2022 2 30 /08 /août /2022 04:56

Un article du Monde.fr (un énième torchon) publie = « Uber Files » : une « stratégie du chaos » assumée pour conquérir le monde

Macron symbolise les choses et ce depuis son arrivée à la tête de l'Etat, et en dehors même de ce qui se constate dans la réalité et encore que nous en avons une vision forcément incomplète, j'en veux ses propos niais mais pas si niais que cela en fait “nous sommes en guerre”, "la bête de l'événement", "la fin de l'insouciance", "le prix de la liberté" etc. la liste n'est pas exhaustive, il eut quelques petites phrases antérieures tout à fait amusantes si je puis dire. Le chaos est déjà là il y manque une estocade qui viendra. Macron joue le rôle qui lui est assigné avec certes quelques traits pervers qui lui appartiennent en propre ! quelle est la visée réelle ? et bien précisément la question se pose, et surtout elle s'analyse ! "conquérir le monde" entre encore dans le domaine du symbole, quelle est sa signification et cela consiste en quoi ? et une fois posé le postulat quelles pourraient être les conséquences avérées et constatables dans la réalité ? Je n'ai aucun doute sur une visée tout à fait précise de la situation actuelle, la difficulté est d'en décortiquer les rouages dans une action d'analyse poussée, mais nous pouvons rester dans les symboles jusqu'à ce que .. l'avantage des symboles est qu'ils génèrent des fantasmes et notamment la peur (et ses corollaires) quand elle ne se pose que sur du discours ... nous avons vu l'affaire du covid qui sans nier l'existence d'un virus relevait d'une articulation tout à fait magistrale et cela a fonctionné du tonnerre de dieu et ce d'autant mieux que bien des opposants patentés se sont emparés du sujet en contre tout pour bien appuyer sur la dite peur. Oserais-je parler de complicités ? J'ose ! 

« Regarde quelle est ta propre part au désordre dont tu te plains. » Freud

 

Partager cet article
Repost0
21 août 2022 7 21 /08 /août /2022 11:25

La mort a ceci de magique c'est qu'elle pare tous les concernés des qualités qu'ils n'ont jamais eues de leur vivant. Ainsi nous aimons nos morts, aussi mal que lorsque vivants. Ainsi tel acteur sera encensé, alors qu'aucun film n'aura véritablement retenu notre attention, tel auteur dont nous n'aurons lu aucun livre, à part accessoirement quelques citations que nous aurons véhiculées sans les approfondir juste pour se faire mousser dans un quelconque réseau dit social. Nous n'aimons rien, nous n'aimons pas, pas même soi, nous surfons sur le vide de nos vies en la rêvant à défaut de la réaliser .. Certains cherchent un Maître avec un grand M sans même percevoir que le seul terrain de jeu dont on dispose c'est soi et rien que soi, barbotant dans l'idée d'un autre tout puissant tout en sachant secrètement qu'il n'en est point  . car il n'y a rien d'autre que soi, juste de l'errance et nous étalons nos bons sentiments dans une éternelle position égotique qui nous fait nous heurter en permanence à nous-même sous la forme de l'autre, sans aller y voir de plus près .. Nos morts nous enchantent, ils nous permettent ce pas de côté d'une stupidité fulgurante qui nous rassure en quelque sorte sur notre prochaine disparition .. Quel soulagement possible de penser qu'au moment de notre fin, au terme de notre monde, nous aurons quelques gens venant pleurer sur nos tombes .. quand bien même ces larmes ne seraient que pure hypocrisie !

Au fond toutes ces agitations, tous ces mots vides de sens, ne relèvent que du fantasme de l'humain perdu au milieu de nulle part et d'ores et déjà mort !  Eternellement ! 

Partager cet article
Repost0
10 août 2022 3 10 /08 /août /2022 08:43

Il plantait son regard dans le mien,

Insistant, persistant, tranchant

Imprimant longtemps ma rétine d'un souvenir indélébile,

Tout mon corps, tout mon coeur l'absorbaient,

Il ne disait mot, et tout se disait

Dans cette gourmandise que nous partagions

L'un et l'autre, l'un avec l'autre

S'affamant mutuellement

Sans jamais s'assouvir !

 

 

Partager cet article
Repost0
8 août 2022 1 08 /08 /août /2022 06:34

Le réel, cet impossible ne peut se dire

C'est un trou qui aspire,

Sans se dévoiler

On ne peut que s'en approcher

Sur les bords,

Tenter de se tenir à sa hauteur

Tout en se confrontant à la perte,

A la chute,

Sans détour

Et en assumer l'exil.

Paradoxes, Enigmes

Le langage ne suffit pas à en aborder les dehors

Moins encore les dedans,

Et même si la parole tente d'y répondre,

Le sentiment des mots échappe

Comme vérité menteuse.

Partager cet article
Repost0